jeudi 30 avril 2009

Warnia de Zazerski



Après avoir pratiquer la lutte amateur et différents sports athlétiques, Warnia de Zazerski vint au catch, au moment où celui ci est à son apogée. Il collabora notamment avec Roger Delaporte au sein de la Fédération Française des Lutteurs indépendants. En son sein, il lutta avec les Gaby Caldéron, Robert Duranton, Robert Gastel, Eddy Wiecz, Vassilios Mantopoulos, Isha Israel, Lino di Santon, Guy Mercier, Mic Charré, Bernard Vignal... A juste titre, il fit les grands soirs de l'Elysée Montmartre, lieu de prédilection de l'équipe de Roger Delaporte.

De son passé de lutteur, il conserva une technique pure et irréprochable. Catcheur dynamique, souple, au style rapide et varié, il fut de 1955 au années 1970 l'un des lutteurs les plus populaires.

"Agé de 30ans pesant 96 kilos, il est le descendant d'une vieille famille aristocratique polonaise, émigrée en France. Dès son plus jeune âge, il se rélève extrêmement doué pour le sport. Ses débuts dans la lutte amateur alliés à d'autres disciplines athlétiques furent prometteurs. En effet, dès sa seconde année de pratique, il enlève le championnat de France juniors et deux saisons plus tard, le titre national militaire et ce, deux années de suite. Ces excellentes performances l'incitant à passer au Catch Professionnel, et là également, il montre des dispositiosns étonnantes. En très peu de temps, il se montre l'égal des hommes les meilleurs de sa catégorie et actuellement, le plus bel avenir lui est ouvert.

Son violon d'Ingres: la pêche sous marine où il se révèle excellent nageur."


Il croisa sur sa route les Robert Duranton, Llano Pellacani, Lino Di Santo, Michel Chaisné, Le Géant Ferré, Claude Montourcy, Bob Elandon, Gabriel Calderon, Ted Lamare, Scarface, Michel Allary, Stan Karolyi, Charles Verhulst, Al Cabrol, Bernard Vignal, Robert Gastel, Chéri Bibi...

Enfin, Sa carrure et ses capacités physiques lui permirent d'embrasser avec succès sa reconversion en tant que cascadeur.

mardi 28 avril 2009

Avec qui voulez vous Lutter? de Akli Meghez

Né en Kabylie en 1931, Akli Meghez fut patron de baraques de Lutte qui sillonait la France dans les années 1960, notamment dans l'est de la France, et plus précisément à Montbéliard. de nombreux catcheurs travaillèrent pour Akli Meghez parmi lesquels Bernard Bitschnau, les frères Dubail Jean Pierre, Michel et Daniel, davantage connu sous le nom du Petit Prince.


Dans cet opus biograophique, Akli Meghez raconte ses années passés dans le monde des baraques de lutte.


Pour commander le livre
Contacter directement :

Monsieur Akli Meghez
7 L `Orée du bois
88390 SANCHEY
tel 03 29 66 90 00

Michel Saulnier vs Le Petit Prince.

video

Extrait d'un combat de stylistes opposant Le Petit Prince à Michel Saulnier. Combat que l'on retrouve également sur http://petit-prince.site.voila.fr/

Résultats: le 15 Novembre 1947 à Reims.

Le 15 novembre 1947 au Cirque de Reims,
arbitrage: Mr Chaput.


Emile Guilloton bat Gilbert Boullé


Lino Ventura b. Marcel Pawlas


Ray Bukovac (photo) b. André Drapp


Roland Daumal b. Louis Ballery

Guy Laroche

Guy Laroche fut à l'instar de quelques de ses camarades catcheurs, Antonio Morlans, Mario Perez, José Gonzales ou Matéo surnommé "Le Gitan". Durant l'après guerre, il rejoignit sur les rings son frère Roger Laroche qui forgeait le respect et l'admiration sur un ring.
A l'inverse, Guy Laroche était pour le moins atypique. Cogneur et brutal, il laissait de lui l'image d'un lutteur se prêtant aux irrégularités pour venir à bout de son adversaire, comme en témoigne le récit d'une de ses rencontres face à Henri Le Mao:
"Et voici le combat tant attendu entre notre ami Le Mao et le célèbre gitan Guy Laroche vétu de son inséparable collant rouge. Ils se prêtent à la cérémonie rituelle des recommandations de l'arbitre. Le gitan enlève ses boucles d'oreille et refuse de serrer la main tendue du reuillois. Ce dernier a pourtant un vieux compte régler. Le gitan a déjà rencontré et battu Le Mao mais celui ci ne veut pas rester sur cette défaite qu'il qualifie à juste titre d'injuste étant donné qu'elle a été acquises à la suite d'irrégularités flagrantes qui auraient dues être sanctionnées."
Pour autant, cela ne retirait en rien ses qualités de catcheur. En effet, son nom fut durant les années 1950 l'un des plus répandus dans la presse et les programmes de réunions de catch parmi les Jean Bout, Ray Bukovac, Marcel Nonest, Mario Matassa, Marcel Manuel, André Chauveau, René Ben Chemoul, Lucien Fleurot... Guy Laroche fut sans conteste un véritable défi pour tous ses opposants et Parmi ses adversaires les plus célèbres, on y retrouve entre autres René Ben Chemoul (affiche ci dessous) , Gilbert Naudin, Louis Ballery, Henri Le Mao, Mic Charré, Jo Bernardo, Robert Le Boulch...



vendredi 10 avril 2009

le 9 Mai 2009 à La Calonne Ricouart

Gala évènement organisé par la FFCP, rendant hommage au Petit Prince

mardi 7 avril 2009

les risques du Catch.

La popularité du catch était telle que le public se prenait littérallement le jeu. Il ne faisait plus la différence entre sur et en dehors du ring. A ces yeux pour certains, un méchant était un méchant. Et ce à n'importe quel prix!

Plusieurs exemples en témoignent. La méchanceté peut être verbale comme les "sale boche" que pouvaient entendre Stan Karolyi, Karl Von Chenock ou Karl Von Kramer. Mais des paroles, la foule en venait parfois aux actes! Ainsi lors d'une interview radio, Roger Delaporte avait pu témoigner avoir vu la foule écraser leurs mégots sur ses jambes et avoir même eu la pointe de parapluie enfoncé de 2cm dans sa cuisse par une femme (1).

Aussi pour palier au pire, les catcheurs venaient bien souvent accompagnés aux abords du ring par des policiers. Sous bonne escorte pas par crainte de l'autre mais des réactions de la foule.
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(1): la vérité sur le catch, Jean Corne
photo: Paris Match, 1958.

lundi 6 avril 2009

Henri Le Mao


Né à Nanterre le 04 Mai 1931, Henri le Mao habitait non loin de son lieu de naissance à Reuil Malmaison. Après la journée passée sans les toles de diverses usines de banlieue parisienne, il pratiqua la lutte gréco romaine ainsi que la Boxe. Il atteignit un niveau des plus correct en lutte gréco romaine puisqu'en 1954 il obtint le titre de champion de Paris. Alors que la situation en Algérie était de plus en plus tendue, Henri Le Mao est appelé sous les drapeaux à Oran, ou il passa 18 mois. A son retour, il rentre chez Simca à Nanterre et suit à côté des entraînements au Catch dans une salle de Nanterre.

Nous sommes en 1956. Alors qu'on lui propose d'être chef d'équipe chez Simca, le même jour lui est proposé une carrière professionnelle dans le Catch, alors en plein essor et de plus en plus populaire. Après mure réflexion, la passion l'emporta sur la raison et Henri Le Mao se décida à devenir professionnel et a vivre du catch. Dès ses début, Le Mao afficha des possibilités indéniables sur un ring, sa lutte scientifique et son ardeur lui valait d'être l'une des révélations des rings Français des années 1957: " Nous verrons dans ce combat deux hommes nouveaux dont l'un pourtant Henri Le Mao est déjà un chevronné du ring. Il fait parti de la promotion 1954 - 1955 des jeunes pros. Champion de Paris 1954, il passa professionnel début 1956 et sut se faire vite une place parmi les jeunes pros que ce soit à l'Elysée Montmartre, au Central ou au Stadium". Il enchaîna de là de nombreuses rencontres contre les Jo Rinaldi, Tadée Kojleski, Jean Rabut, Ami Sola, Moise Besch ou encore Gilbert Naudin à qui il ravit le titre de Champion de France en 1958.

Avec le fruit de ses premiers combats, il acheta en juillet 1960 un restaurant rue Marius Jacotot à Puteaux, "Chez LE MAO", une ville dans laquelle Henri Le Mao institua de nombreuses réunions de catch dans la Salle des colonnes à la mairie de Puteaux (affiche ci dessus) . Ces galas accueillaient les plus grands noms de l'époque. On y retrouvait Gilbert Leduc, Guy Mercier, Chéri Bibi, Delaporte, le Géant Ferré, De Lassartesse, Duranton, Henri Cogan (à gauche d'Henri le Mao sur la photo ci dessous dans le restaurant) etc etc et les commentaires étaient assurés par Roger Couderc et Michel Drucker... Après chaque fin de gala, tout le monde se retrouvait au restaurant d'Henri Le Mao. Sa fille Annick se souvient: " A la fin des galas, les catcheurs se rendaient au restaurant de mes parents afin de signer les autographes. Tous les plus grands y étaient. Ces soirs la, nous servions les clients jusque sur le trottoir. Le restaurant marchait bien et était tenu par ma mère lorsque mon père partait en déplacement ".


Début des années yé - yé, les fameuses années 1960, Henri Le Mao est au sommet de son art. Il rencontre durant cette décennie les plus talentueux combattants: René Ben Chemoul, Tadée Kojelski, Jean Corne, Isha Israël, Marcel Manneveau, Bruno Asquini, Bob Plantin, René Cabellec, Armand Zarpa, Mathias Sanchez, Gérard Bouvet, Gilbert Le Magouroux, Michel Falempin, La Panthère de Saint Germain Claude Brenachot, Pierre Bernaert, Vassilios Mantopoulos, Pierre Bernaert, André Lacourt, Teddy Boy ... et notamment Gil Cesca avec qui il fut souvent associé en match par équipe.

On est dit de lui dans la presse: "Aux presses, ce gigantesque atelier, nous retrouvons Henri Le Mao qui vient d'obtenir les titre de champion de France de catch catégorie poids légers en battant le 14 juin dernier Gilbert Naudin. Henri le Mao possèdfe à son actif cinq années de catch et un an et demi de gréco romaine. c'est par deux fois qu'il a été finaliste au championnat de Paris et son palmarès est éloquent: 70 combats, 67 victoires. Ce qui lui a valut d'ailleurs d'être désigné pour le championnat de France. Il s'entraîne sous la direction de Monsieur Guilleminot à la salle de l'avenue Emile Zola."

Sa notoriété grandissante, Henri Le Mao fut couronnée de tous les titres: Champion de France, d'Europe et enfin du Monde. Son aura ne se limitait pas seulement à la France et sa province, Le Mao était tout aussi réputé en Espagne, Allemagne, Italie, aux Pays Bas ou il battit le champion hollandais Vandzelen, l'Algérie ainsi qu'en Angleterre ou il eut à tenir le haut de l'affiche de certaines réunions notamment face au "sorcier de Dundee" George Kidd. (photo)

Puis arriva la fin des trente glorieuses, 1974, année marquant la fin de l'insolente croissance de la France mais aussi année où Henri Le Mao décida de tirer sa révérence et de prendre sa retraite. Déjà depuis le début des années 1970, il se faisait un peu plus discret sur les rings, s'activant davantage en coulisses en organisant de nombreux galas a Puteaux, Suresnes, dans l'Isère et sur la Côte d'Azur. Après avoir vendu son restaurant en même temps qu'il ait pris sa retraite, Henri Le Mao monta sa société de nettoyage qu'il revendit quelques 10 années plus tard en 1986 pour partir sur la Côte d'Azur avec sa femme pour une retraite amplement méritée.

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Avec la participation de sa fille Annick Le Mao et sa petite Fille Myriam Ramaka pour les informations et les documents.

Henri Le Mao

Henri le Mao

En équipe avec Robert Ricetti face aux Blousons Noirs Claude Gessat et Marcel Manneveau

Face à Vassilios Mantopoulos
Face à Jean Corne

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Remerciements à Annick le Mao et Myriam Ramaka pour ces documents concernant Henri Le Mao

Henri Le Mao en action

Champion de France, d'Europe et du Monde, Henri Le Mao fut l'un des poids légers puis moyens les plus notoires de son époque aussi en France qu'à travers toute l'Europe. Tout à la fois scientifique et battant, technicien et cogneur, il fut un athlète complet qui marqua de son empreinte la scène du catch Français dans les années 1950 - 1960 - 1970.

La France du Catch: Le Jeudi 27 février 1969 à Puteaux



En ce mois de Février 1969, les vedettes des rings se produisaient à Puteaux, bourgade des Yvelines ou de nombreux galas furent organisés.

Si le combat des poids légers opposait Bernard Bonenti à Bobby Genele (photo), chez les poids mi lourds Dan Aubriot rencontra Claude Germon.

Le Match par équipes allair présenter la célèbre paire toute droite échappée d'Alcatraz, bien évidemment Chéri Bibi et Eric Husberg, les fameux Bagnards du ring. Ils furent opposés à deux poids moyens aussi technique qu'agile à savoir Guy Mercier et Bruno Asquini.

Enfin chez les poids moyens, tel qu'il est annoncé, le combat opposa véritablement deux stylistes, deux adepte d'un catch scientifique. D'une part, Gilbert Cesca. Il fut le premier partenaire attitré à René Ben Chemoul, avant que celui ci ne devienne une référence en équipe avec Walter Bordes. Puissant, Cesca était tout aussi acrobatique. Il fut d'ailleurs l'un des meilleurs légers de l'histoire du catch Français, devenant Champion du monde des moyens. Métronome, il voyagea à travers l'Europe de l'Allemagne à l'Espagne en passant par l'Angleterre. Sa renommée ne s'arrêta pas de l'autre côté de la manche mais également outre atlantique puisqu'il fut le seul poids moyen français à avoir lutté au Madison Square Garden. Gilbert Cesca qui se mettait à boxer sur un ring lorsqu'il se mettait en colère suite aux irrégularités prolongées de ses adversaires fut l'un des catcheurs les plus populaires auprès de la foule et des plus redoutés par ses adversaires.

Il fut opposé ce soir là au local Henri Le Mao. En effet, celui ci tenait un restaurant Rue Jaccotot à Puteaux. Technicien hors pair, ce breton d'origine était également un solide cogneur, rude à l'effort et ne reculant devant aucun spectateur. Il est certain que le spectacle eut été garanti par deux lutteurs qui se connaissaient relativement fort bien pour avoir été à de maints reprises partenaire en équipe (photo)
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Remerciements à Mesdames Annick Le Mao et Myriam Ramaka, fille et petite fille d'Henri Le Mao pour ces documents.

Le Catch en Famille (3) Guy Mercier


Né en novembre 1931, Guy Mercier fut avant tout un excellent lutteur amateur, ayant été plusieurs fois champion de France aussi bien en lutte libre qu'en gréco Romaine. Il fut même selectionné pour les JO de Melbourne ou il pouvait décrocher l'or puisqu'il avait battu le champion du monde,le Russe Balvadess, lors d'une rencontre. Toutefois, un autre lutteur lui fut préféré pour partir en Australie en 1956.

N'ayant plus rien à prouver dans le milieu amateur, Guy Mercier choisit la voie du professionalisme où ail va très vite prendre ses marques et devenir une référence dans la catégorie des moyens puis des Lourds légers.Très vite, il attira les regards du public et des connaisseurs sur ses prestations techniques, remarquables entre les cordes d'un ring. En effet, Guy Mercier gardait de son passé de lutteur de libre et de gréco romaine, une aisance technique à en faire pâlir plus d'un et surtout à en faire de lui un lutteur craint et respecté. A cela une condition physique irréprochable, il était un lutteur complet, tout aussi scientifique que robuste et puissant. Il était ce qu'on appellait "un bourreur".

Il multiplia les rencontres contre des adversaires renommés: Jean Corne, Kamikaze, Gilbert Leduc, Jacky Corn, Monsieur Montréal, Bob Elandon, Gilbert Werhle, Guy Laroche, Warnia de Zazerski, Claude Montourcy, Fred Magnier, Karl Von Chenock, René Gerber, Jean Ménard, Pierre Bernaert... Grand technicien et catcheur solide, il était surnommé "La Vedette de la TV" au vue des grand combats télévisés qu'il a fait contre de nombreux adversaires internationnaux. Il se produisa également par équipe avec de nombreux combattant dont notamment Jacky Corn mais aussi Felix Miquet avec lequel il forma une équipe faisant référence aux "Misérables" de Victor Hugo (photo)

A cela, il eut à lutter dans de nombreux pays étranger, notamment l'Angleterre, l'Allemagne. Mais ses plus beaux voyages restent sans aucun doute la province française qu'il a traversé à de multiples occasions avec la fameuse "tournée Ricard." En effet, Guy Mercier n'a pas seulement été un lutteur renommé. Il fut également en coulisse énormement impliqué pour dynamiser la lutte professionnelle française. Aussi il fut l'instigateur de la médiatique tournée RICARD qu'il co-produisa avec PAUL RICARD durant plus de 10 ans. Tous les soir, 10 000 personnes assistait à ce grand spectacle qui ne c'est plus jamais revu en France. C'est à l'occasion de ces tournées que ses deux fils Marc et Pierre Mercier ont fait leur débuts sur un ring et ont gagné en popularité. Enfin, il est aussi à l'origine des statuts sociaux dans ce métier en 1976 permettant aux catcheurs d'avoir une couverture sociale et une retraite.

Aujourd'hui à 77 ans, Guy Mercier est en pleine forme physique et continue à s'entretenir en faisant des exercices de cardio training et en pratiquant assidument le vélo.

Contre Karl Von Chenock, l'étrangleur allemand,

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Avec la collaboration de Marc Mercier, son fils pour la réalisation de cet article.