mardi 30 juin 2009

Jack de Lasartesse


jeudi 25 juin 2009

Hommage à Daniel Schmid

Nous avons appris également le décès de Daniel Schmid, ancienne gloire des rings dans les années 1960 - 1970, ancien champion du monde des Lourds Légers. Nostalgie Catch lui consacre ces quelques lignes.
Lutteur puissant, véritable force de la nature, Daniel Schmid fut, et à juste titre l'un des lourds légers les plus en vues des salles parisiennes. Il a d'ailleurs conquis le titre de champion du monde des lourds légers. Il affronta un bon nombre de lutteurs parmi les meilleurs talents d'alors. On retrouve ainsi parmi ses adversaires les Giacomo Guglielmetti, Chéri Bibi, Zarak, Jacques Marty, Gilbert Leduc, Der Hencker, Monsieur Montréal, Mammouth Siki, Jo Marsallon, l'Homme Masqué ...

L'heure de la retraite sportive venu, Il reprendra en compagnie de deux de ses collègues catcheurs, Rémy Bayle et Jacky Corn une institution parisienne: Le Balajo. En effet, Le Balajo a pu accueillir en son sein un nombre impréssionnant de personnalités parmi lesquelles Arléty, Jean Gabin, Edith Piaf et Marcel Cerdan, Céline, ou encore le père du Chant des Partisans, Joseph Kessel. ses premiers pas dans cette nouvelle aventure débuta en 1974: "C'était un vendredi soir de 1974. Après ses combats au Cirque d'Hiver et en attendant le train du samedi qui doit le ramener à Reims où il habite, Daniel fréquente le bal le plus célèbre de Paris : « Je faisais le portier, se souvient-il. Je voulais pas lutter toute ma vie, alors je m'occupais de sortir les mecs qui mettaient le bordel. (1) » Puis, d'années en années, Le Balajo devînt l'un des endroits les plus branchés du Tout Paris.

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(1) http://www.leparisien.fr/paris/je-dormais-avec-un-canon-scie-sous-le-plumard-26-11-2004-2005486578.php

les Catcheurs Français à l'étranger: Cologne en Allemagne en 1982

Tournoi international de Catch au cours duquel la France est représenté par Gérard Meurs (photo) et Mammouth Siki. La présence également du belge Franz Von Buyten habitué des rings Français

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Documents: Nathalie Dubail, fille du Petit Prince

Hommage à Jacques Pecheur, alias Spartacus

Nous avons appris récemment le décès il y a trois semaines de Jacques Pecheur alias Spartacus. Nostalgie Catch avait déjà abordé cet extraordinaire sportif qui connut une renommé internationale ayant lutté à travers le monde, sur tous les continents. Nous rediffusons cet article afin d'honorer le plus humblement possible la mémoire de ce grand lutteur:

"A l'époque ou les péplums faisaient fureur sur les écrans comme le célébrissisme Ben Hur, La France du ring goutaît aussi à un retour à la Rome Antique avec le lutteur Spartacus, un nom qui fait référence au gladiateur Thrace qui mena de - 73 à - 71 un soulèvement d'esclaves en Italie du Sud (la 3ème guerre servile).
De son vrai nom Jacques Pêcheur, Spartacus naquit en 1933. Pratiquant l'athlétisme, la gymnastique, la lutte, ce fut vers l'haltérophilie que Jacques Pêcheur se tourna. Débutant à Troyes, il devînt champion de Champagne avant de devenir champion de Paris, champion de France militaire. Très vite, il compta parmi les meilleurs haltérophiles français dont l'inoubliable Jean Debuf qui à l'instar de Spartacus, fit carrière en lutte professionnelle.
Après avoir été Sapeur Pompier, Jacques Pêcheur rentra dans le monde du catch où vêtu de sandales, d'une armure, d'un glaive et auréolé d'une couronne de lauriers, il devînt Spartacus, "le gladiateur moderne". Très vite, sa renommée dépassa les frontières de la Gaule: Angleterre, Espagne, Allemagne, Suisse, Belgique, mais aussi le Canada, l'Afrique, le Liban et même le Japon. Quand à ses adversaires, il fut opposé à de véritables pointures de l'époque parmi lesquelles Robert Duranton, Chéri Bibi, Eddy Wiecz, Eric Husberg, Gil Voiney, Jack de Lasartesse pour ne citer qu'eux. Il fut mesuré à des grands noms du catch mondial du canadien Frank Valois, Horst Hoffmann en passant par les ... 160kg d'Hercule Cortès, le champion espagnol."


andré Lacourt

Après de prometteurs débuts en lutte, Gréco romaine et libre, André Lacourt s'oriente dès 1945 vers la lutte professionnelle: "Quand à André Lacourt, il était il y a peu de temps encore, champion de France des mi moyens. Il a été formé à l'école de la lutte libre et du catch amateur et nous voyons de plus en plus que c'est une bonne école. Il y a peu de temps encore, ce fut Albert Fallaux qui perça et il se pourrait que cette année ce fut le tour de Lacourt..."
Très vite, l'homme originaire de Nevers devînt l'une des tête d'affiche des grandes salles parisiennes et notamment l'Elysée Montmartre en compagnie des Gilbert Leduc, Joachim La Barba, Robert Le Boulch, Max Renaud (futur Roger Delaporte), Freddy Bauer, Luc Straub, Jean Wanes... Sa popularité ne s'arrêta pas à la région parisienne, bien au contraire, sa notoriété se retrouvait à travers toute la France, d'ouest en est, du nord au sud. Il ne manquait, jamais l'occasion de revenir dans ses terres nivernaises comme lors de ce combat contre Moïse Besch: "Il le prouva dans les matchs préliminaires en réservant à l'israélite Besch, une conduite des plus bruyantes, au terme du combat qu'il livra au nivernais Lacourt. Ce dernier, malgré son extrême correction faillit se laisser aller à quelques traits de méchanceté tellement son adversaire cumula avec un cynisme révoltant, les coups irréguliers et les brutalités."


Durant cette âge d'or du catch, André Lacourt se révéla être une valeur sûr des rings français. C'est ainsi qu'il mena la vie dure à des adversaires du calibre de Moïse Besch, Ami Sola, Isha Israel, Jean Rabut, Michel Saulnier, Roberto Ricetti, Henri Le Mao, Paul Roche, Roger Gaillot, René Bouchoucha, Jacques de Bernières, Lumo Chenkik...
André Lacourt nous quitta en 2004 laissant derrière lui le souvenir d'un grand catcheur à la carrière accomplie.

René Gerber

Entre les montagnes, dans un pays bercé par le lac léman, vit le jour en 1909 René Gerber. Doté d'un gabarit à en faire palir plus d'un, René Gerber s'adonna rapidement dans les sports de force et d'oppositions. Ce fut ainsi dans la lutte libre qu'il se mit à exceller. Surpuissant, René Gerber allait ainsi être dirigé vers la lutte professionnelle, sous entendu qu'il était soi disant "brutal" envers ses adversaires. Il fut ainsi surnommé le "Banni suisse" et était présenté dans bon nombre de programme de réunions de catch comme "ayant été interdit en suisse suite à sa brutalité!" Bien que boulanger de métier, René Gerber avait choisi sa voie, sa passion: Le Catch


Aussi, il fut un catcheur tenace et un rude combattant pour quiconque l'affronterait: Henri Le Mao, Jo Rinaldi, Robert Carone, Jean Bout, Eric Wasberg, Jean Rabut, Robert Moine, Mic Charré, Al Araujo, Roland Daumal, Jetty Coster, Gilbert Leduc.... ont d'ailleurs eu affaire à celui qui fut également, à l'époque ou 7 ange blanc catchait sur les rings à la même heure porteur de la célèbre cagoule blanche.


Au début des années 1960, René Gerber se retira des rings et se reconvertit en tant que Boulanger dans un petit village du Loir et Cher à Troos. Malheureusement, il décéda en 1969 à l'âge de 60 ans.


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Avec la collaboration de sa fille, Mme Marie Salou

Bobby Genele vs Henri Le Mao

Henri Le Mao en pleine action projetant Bobby Genele

mercredi 24 juin 2009

les catcheurs étrangers en France: El Alami

De son prénom Abdesslam, El Alami est né à Fez au Maroc, en 1945, année de la fin du terrible conflit que le monde ait pu connaitre. Après avoir fait ses gammes à la lutte gréco romaine, il se met à pratiquer le catch, un sport alors en pleine expansion au Maroc, notamment avec les frères Ray et Jean Cardona, Jean Baptista, Emilio Mata... Il peut profiter également de la venue en terre marocaine de nombreux catcheurs se produisant en France tels les Ben Chemoul ou Spartacus. D'ailleurs, lors d'une tournée de catcheurs Français avec notamment Le Géant Ferré et Michel Saulnier, El Alami démontre aux matchmakers tricolores tout l'étendue de son talent, au point qu'il se voit proposer des contrats dans les plus grandes salles parisiennes. Que ce soit seul, sous un masque en Kamikaze des rings ou par équipe associé à son confrère et ami Kader Hassouni, El Alami fit mordre la poussière aux meilleurs parmi lesquels Daniel Parmentier, Bobby Genele, Le Petit Prince, Jean Ménard, Jo Aubertin, Daniel Noced, Théo Popoffh, Guy Renaut, Angelito, Guy Cavillier, Andre Roupp, Jean Corne, Michel Saulnier qui ont été entre autres ses adversaires sur les rings.

Durant près de 30 ans, de la fin des sixties aux années 1990 Abdesslam El Alami figura parmi les meilleurs voltigeurs des rings. Dans un catch technique et impressionnant, vif et rapide, il faisait chavirer la foule de son côté. Sa notoriété faisant, il fut amené à combattre à travers le monde, outre le Magrheb et la France, la Belgique, L'Allemagne, la Suisse, l'Italie, la Hollande et même les Etats Unis.
Et Malgré la retraite des rings venue, El Alami n'a jamais perdu le goût du catch. Bien au contraire, il a toujours a sa façon contribuer à l'existence de ce fabuleux et noble sport, officiant ainsi de temps a autre comme Arbitre, arbitrant la jeune et nouvelle génération. Il est ainsi toujours sur le ring, comme un relais entre l'âge d'or du catch et qui sait, nous l'espérons pour le catch Français, la novuelle génération dorée des rings.

lundi 15 juin 2009

Bobby Genele


Bobby Genele, de son vrai prénom Jean Claude vit le jour le 16 février 1945, à Maisons Alfort, non loin d'une capitale parisienne libérée depuis 6 mois. D'un père fonctionnaire et d'une mère commerçante, Bobby Genele découvrit le catch grâce à son beau frère, qui l'emmenait chaque vendredi soir au Cirque d'Hiver où s'affrontait sur les rings les Gilbert Cesca, Pierre Boss, Gil Voiney, Joêl de Noirbreuil, Pierre Delmée, Lagache, Robert Gastel et tant d'autres. Mais parmi tous ses grands noms qui allaient devenir quelques années plus tard ses collègues, un catcheur parmi tous sortait du lot et suscitait l'admiration chez Genele: René Ben Chemoul.
Ces vendredis soir passés dans le 11ème arondissement lui donna goût au catch. Non loin de chez lui, à Saint Maurice, il se rendit à la salle d'Emile Guilloton, ancien catcheur lui même et qui avait depuis ouvert une école de catch. Guilloton fut d'ailleurs un précurseur en la matière puisqu'il fut des premiers à développer le catch féminin en France en organisant les premiers combats dans lesquels on retrouvait notamment sa femme, ceinture noire de judo Nady Jacky.

Jean Claude Genele pas encore Bobby connut des débuts difficiles car les pros de l'époque n'étaient pas des plus tendres avec les jeunots. Mais qu'à cela ne tienne, il y apprit ainsi les rudiments du métier. Les coups tombaient, très durs, très forts, mais doté d'un moral à toute épreuve et d'une passion intacte, Bobby Genele démontra très rapidement de formidables dispositions. A n'en pas douter pour son entraîneur, il était doué et destiné à devenir lutteur professionnel au point qu'il se voit proposer en 1962 son premier combat contre Pierre Laurent, de plus de dix ans son aîné... Car en effet, Bobby Genele est encore tout jeune; à seulement 17 ans, il devient le plus jeune catcheur Français.
D'ailleurs, Bobby Genele se souvient de ce combat, le premier d'une longue carrière qu'il résume à ces mots: "en 1962, j'avais 17 ans, mon premier combat en salle contre Pierre Laurent, qui avait dix ou quinze ans de plus que moi. J'ai terminé le visage en sang, suite à une manchette en plein nez."

Rapidement, son talent est remarqué. Jacky Corn, grande vedette apprécie les qualités de Bobby Genele et l'oriente alors vers sa fédération, La Fédération Française de Catch Professionnel dirigée conjointement par Robert Lageat, père de Jacky Corn et Etienne Siry. Il perfectionna ainsi sa science du catch en suivant dorénavant ses entraînements au 22 rue des Martyrs où s'entrainaient parmi d'autres les Yves Amor, le célèbre Ange Blanc Francisco Pino, Jacky Corn, Gass Doukhan, Jean Ménard, Michel Saulnier, Fred Magnier, Gil Voiney, Black Shadow, Michel Falempin, Jean Mahieu, Guy Renault et le Petit Prince.
Ce fut d'ailleurs contre ce dernier, Albéric d'Ericourt que Bobby Genele effectua ses tous premiers combats professionnels (affiche ci dessous). Face au Petit Prince de la voltige, il était le méchant, le teigneux, un adversaire de taille dans des combats qui régalaient les foules, mettant alors aux prises, deux des meilleurs espoirs du ring Français.

Outre Le Petit Prince, Bobby Genele rencontra bon nombre de valeurs sûrs: Henri Le Mao, Jean Luc, Michel Saulnier, Michel Falempin, Jean Claude Trigeaud, Claude Rocca, Pedro Cabrera, Michel Dubail, Mauric Raux, Christian Legendre, El Alami, Maky Lay, Bernard Bonenti, Kader Hassouni, Tony Lamotta, Robert Torres, Ahmed Boussada...
Il se fit remarquer également par équipe, associé à Michel Falempin puis avec Guy Renault. Il affronta notamment Michel Saulnier et Le Petit Prince.





Au fil des années, Bobby Genele acquiert la notoriété et le respect dans le métier. Aussi, il fut sollicité par de nombreux matchmakers . Il travailla ainsi outre avec Lageat avec Syrille, Goldstein, Chemoul, et Delaporte. Il participa également avec Guy Mercier à de nombreuses tournées Ricard, véritable Tour de France du Catch qui amena les lutteurs au quatre Coin de la France. En compagnie des Saulnier, Dubail, Cabrera (photo)

Pendant près de 25 ans, Bobby Genele arpenta les routes et les rings de France, avant de prendre sa retraite en 1989. De cette époque, Bobby Genele en a gardé le souvenir que ceux de sa génération ont connu le bon temps et surtout, en ont profité pleinement. Le moment de la retraite venu, il commença une carrière de convoyeurs de fonds en Midi Pyrénées. Puis le moment de la retraite venu avec ces années 2000, un moment au cours duquel il profite pleinement de sa nouvelle passion, celle d'être l'heureux grand père de 5 petits enfants. Bobby Genele n'en a pas pour autant oublié ces belles années qui sont soigneusement gravé dans sa tête. Le virus de la lutte est toujours présent en lui et aujourd'hui, en compagnie de ses petits enfants, c'est sur la wii que Bobby Genele, avec son propre personnage rencontre les catcheurs ricains les plus redoutables

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avec l'aimable témoignage de Monsieur Bobby Genele et toutes nos excuses pour le retard de parution

dimanche 14 juin 2009

La France du catch: Versailles le 8 avril 1968


En ce mois d'avril 1968, un mois avant les fameux évènements de Mai 1968, les catcheurs se rendèrent en ce Lundi 8 avril dans la ville royale de Versailles danxs les Yvelines, pour un programme tout aussi royal.
Le Match par équipe opposa les deux Kamikazes Mitsui Dozan et Pham Loi à Dan O'Brio et Maurice Raux. Pour les trois affrontements simples, le premier opposa deux stylistes chez les poids légers à savoir Michel Falempin et Michel Saulnier.Né le 21 mai 1943 à Paris, Michel Falempin débuta par la lutte et fut notamment lutteur de foire se produisant dans les baraques foraines. Aussi efficace en simple qu'en équipe notamment associé à Jean Corne, Michel Falempin offrait un catch technique et rapide tout comme son adversaire du jour Michel Saulnier. Né en 1933, Michel Saulnier commença comme beaucoup d'autres catcheurs à pratiquer la lutte, domaine dans lequel il excella puisqu'il fut aussi bien champion de France en gréco romaine qu'en lutte libre. Champion du monde des poids légers, il a été durant des années une des références dans sa catégorie.


Pour le troisième combat, Tout d'abord Guy Mercier. Guy Mercier gardait de son passé de lutteur de libre et de gréco romaine, une aisance technique à en faire pâlir plus d'un et surtout à en faire de lui un lutteur craint et respecté. A cela une condition physique irréprochable, il était un lutteur complet, tout aussi scientifique que robuste et puissant. Pour autant, la tâche ne s'annonça loin d'être facile ce soir la puisqu'il fut opposé à l'étrangleur allemand Karl Von Chenock. Accusant 82kg pour 1m85, ce colosse germanique aura été le cauchemar vivant des lutteurs français. Il les aura tous étranglés les uns après les autres. Pour ce faire il utilisait une prise qui consistait à passer derrière le dos de ses adversaires et de ses larges mains musclés a enserrer leur cou en bloquant avec les pouces, les artères qui irriguent le sang vers le cerveau.


Enfin le dernier combat opposa le Petit Prince Albéric d'Ericourt, alors au sommet de sa gloire au tout jeune Bobby Genele. Roi de la voltige, Le Petit Prince trouva en Bobby Genele un adversaire de taille. Celui ci allait en effet être promis à un bel avenir.

Bobby Genele et le Petit Prince en pleine action