dimanche 22 février 2009

Catchmag.fr: Un Magazine sur le Catch traitant de l'histoire du Catch Français

Ne mélangeant pas les genres: Catch Américain d'aujourd'hui et Catch Français d'antan sont complètement différent. Mais il faut bien avouer que le renouveau du catch américain de nos jours sur les petits écrans notamment par la diffusion TNT a permis un intérêt grandissant pour ce noble sport auprès des jeunes générations. Et beaucoup de ces jeunes ont manifesté un net intérêt pour les grands catcheurs d'antan qu'ont été les Chéri Bibi, Robert Duranton, René Ben Chemoul, Walter Bordes, Zarak, Le Petit Prince, Le Bourreau de Béthune, Michel Saulnier...

En ce mois de février, apparaît un nouveau magazine consacré à l'actualité du catch mondial. Mais fait unique à souligner: Catchmag.fr n'oublie pas bien au contraire la glorieuse épopée du catch Français puisque chaque mois, dans une chronique consacré à l'histoire du catch Français, les plus grands catcheurs, combats, ou autres évènements seront abordés.


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LE 19 FEVRIER, LE MAGAZINE CatchMag.fr
DÉBARQUE CHEZ VOTRE MARCHAND DE JOURNAUX


La fièvre catcheuse a envahi notre hexagone…
- 600 000 fans devant l’émission Catch Attack, chaque semaine sur NT1 (source AB productions)
- 300 000 DVD vendus tous les ans en France (source Silvervision)
- 350 000 jeux vendus tous les ans en France (source THQ)
- Des produits dérivés qui s’arrachent…
- Des tournées à guichets fermés…

Un magazine indépendant 100% fans

One Plus One, entreprise leader sur le segment du catch en France, édite déjà WWE Magazine. Elle propose aujourd’hui une nouvelle référence dans l’univers du catch.

Grand public (cœur de cible 15/25 ans), CatchMag.fr est un magazine de loisir offrant des dossiers et des interviews exclusives, des décryptages, des analyses, des informations pointues concernant les derniers évènements sur le ring et en coulisses, et sur les grandes rivalités d’hier et d’aujourd’hui…

Animée par la passion de cette discipline, toute l’équipe de CatchMag.fr se mobilise pour présenter un magazine dont la forme est aussi soignée que le fond.

Son statut de magazine indépendant permet à CatchMag.fr de parler de tous les catcheurs et de toutes les fédérations, dans un esprit d’impartialité et d’exhaustivité.
Fait unique : en plus des articles sur l’actualité du catch et sur les superstars, CatchMag.fr comprendra chaque mois un dossier sur l’histoire du catch français

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Avec la collaboration de Eve pour CatchMag.fr

Jean Lazaretti


Après avoir fait ses gammes en lutte gréco romaine, Jean Lazaretti s'adonna à la lutte professionnelle, s'entraînant aux côtés de Monsieur Montréal notamment, auprès d'Henri Fecci .
Rapidement, Jean Lazaretti démontra tout l'étendu de son talent entre les cordes dans les plus grandes salles parisiennes et notamment l'Elysée Montmartre. Aussi coriace qu'efficace, ce lutteur apprécié de la foule il eut à affronter au cours de sa carrière des catcheurs que l'on ne présente plus à l'instar des Mathias Sanchez, Joachim La Barba, Jacques Verrier, Abdel Kader Kabache, Jo Bernardo, Armand Zarpa, Dan Aubriot, Marcel Manneveau, Claude Gessat, Henri Le Mao, Georges Marsallon...
D'origine italienne, tel un certain Lino Ventura, il était surnommé "L'enfant d'Italie" et d'ailleurs présenté bien souvent sur les affiches et articles de presse comme Champion Italien.

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Tous nos remerciements à Monsieur Albert Sanniez pour le cliché photographique, ainsi qu'à Eve pour le cliché 2 et ces informations.

La France du Catch Eaubonne le samedi 10 Mars 1956

Un Dimanche dans le Val D'Oise pour ce gala organisé par les anciens combattants prisonniers de Guerre d'Eaubonne. Une réunion aux airs bien espagnols avec la présence de quelques lutteurs espagnols notamment El Gayo, qui fut opposé à Albert Fallaux (photo), passé d'abord par la lutte amateur dans laquelle il se forgea un solide palmarès. Il en avait gardé sur les rings une lutte très technique qui en faisait un des poids moyens les plus redoutés.

Outre le combat qui opposait le judoka Moise Besch à Paul Roche, un autre combat poids moyen était encore à l'affiche de ce tournoi et opposait Felix Frey à Jo Bernardo, qui fut à de très nombreuses reprises l'une des têtes d'affiches des salles parisiennes.

Enfin l'affiche de cette réunion fut le combat opposant le champion espagnol Victor Ochoa au Français Jean Bout. Très bon technicien, Jean Bout fut l'un des meilleurs poids mi lourds français, ayant eu à affronter dans la France et l'Europe entière les plus grands de sa catégorie et bien souvent avec succès.

Eddy Wiecz

le chemin sportif d'Eddy Wiecz fut sans conteste hors du commun. D'ailleurs les revues sportives d'époque relatait au sujet d'Eddy Wiecz:
"Le Catch a ses curiosités, Il en est même plein. C'est pourquoi il attire plus de curieux que de fanas. Voila quelques années, un garçon blond et fort en muscles excellait dans les barres parallèles à Puteaux. Le Catch l'attira.

"Comment t'appelles tu? lui demanda à son futur, maître à lutter.
- Euh ... Wieczorkiewiecz. Edouard Wieczorkiewiecz...
- Tu te f... de moi?
- Non, non, Mon nom est bien Wieczorkiewiecz."
Allez donc coller un nom pareil sur une affiche! Bien pris en main, tabassé, martelé, dérouillé, désarticulé, le dénommé Wieczorkiewiecz sortit un jour de la salle d'entraînement avec les oreilles en choux fleur et un nom à la portée de tous: Eddy Wiecz"

D'origine polonaise, il vit le jour à Roanne le 17 juillet 1927. Après des études d'Education physique, interrompue par le second conflit mondial dont il fut un résistant émérite, Eddy Wiecz se spécialisa dans la gymnastique sport dans lequel il excellait notamment au sol et aux barres parallèles. Après de nombreuses performances de haut niveau, il fut embauché par l'équipe Olympique française de Gymnastique lors des Jeux Olympiques de Londres en 1948.


Enrôlé comme Cascadeur, il fut alors repéré par Lino Ventura, ce dernier l'oriente vers une carrière de lutteur professionnel. Très rapidement le jeune Eddy Wiecz apprend le métier et fait ses premières gammes de catcheur auprès des André Bollet, Roger Delaporte, Robert Duranton, Georges Guéret, Lucien Fleurot, Frank Valois, King Kong Taverne ... De par sa formation gymnique, Eddy Wiecz imposa sur les rings un style pour le moins particulier jusqu'à alors, fait de ciseaux de tête à la volée et autres voltiges en tout genre.

En 1955, il est amené à faire équipe avec le champion québécois Yvon Robert qui subjugué par la lutte d'Eddy Wiecz le convainc de le suivre une année plus tard. débutant en 1956, Carpentier devint très vite populaire par son style acrobatique si bien qu'il lui fut donné le surnom de Flying Frenchman: "Le Français Volant". Carpentier rencontra les meilleurs catcheurs canadiens comme Franck Valois ou Killer Kowalski mais aussi les légendes américaines Buddy Rogers et Lou Thez qu'il battit en 1957 pour devenir Champion du Monde.
Se retirant des rings au début des années 1980 Edouard Carpentier resta néanmoins dans le monde du catch devenant notamment entraîneur ainsi que présentateur de rencontres de catch. Edouard Carpentier vit aujourd'hui a Montréal, une ville pour laquelle il ne devait rester que 3mois en 1956 et ou il est encore aujourd'hui.

dimanche 8 février 2009

Le Cattch en famille: Eddy et Jacky Wiecz

Neveu d'Eddy Wiecz, Jacky Wiecz, se fit très rapidement un prénom sur les rings Français. Luttant notamment au sein de la Fédération Française des Lutteurs indépendants de Roger Delaporte, il y cotoya les Robert Duranton, Gaby Caldéron, Warnia de Zazerski, Vassilios Mantopoulos, Robert Gastel, Karl Von Kramer, Jean Corne, Isha Israel, Guy Mercier, Lino di Santo, Pierre Bernaert, Mic Charré etc ...
Lutteur athlétique, tout en muscle, il eut a affronter entres autres Robert Duranton, Charles Verhuslt, André Bollet, Le Grand Wladimir, Warnia de Zazerski, Robert Gastel, Scarface, Lino di Santo...
A l'invitation de son oncle devenu star outre atlantique, Jacky Wiecz fut amené à se produire au Canada et aux Etats Unis. Ce fut au Canada qu'il rencontra une certaine popularité, notamment lorsqu'il faisait équipe en compagnie d'Edouard Carpentier.

samedi 7 février 2009

Edouard Carpentier (Eddy Wiecz) vs Killer Kowalski

Bien que le combat soit au Canada, nous retrouvons Eddy Wiecz contre l'un des plus grands lutteurs que le Canada ait pu connaître Killer Kowalski. Pour le plaisir de voir Eddy Wiecz combattre!

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Source vidéo: site de partage communautaire Youtube

Eddy Wiecz alias Edouard Carpentier

Superbe montage vidéo venant du Canada, pays ou il devint Roi du ring et tout simplement une légende du Catch. Portrait tout en image de celui qui parti Edouard Wieczorkiewiecz devint Eddy Wiecz et Edouard Carpentier, l'un des noms des plus célèbres dans le monde du catch international, aussi célèbre que le refrain qui l'accompagne: .... My Way du tout aussi légendaire Frank Sinatra.

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Source: Site de partage communautaire Youtube: http://www.youtube.com/watch?v=d9U4rxy0KxA

Paul Leteurtrois

Voici avec Paul Leteurtrois, l'un des pionniers du catch de l'immédiat après guerre. Il donna la réplique à de très nombreuses références de sa catégorie tels les Manuel, Hermanjeat, Jean Jourlin, Jacques Ducrez, Léo Minissini, Marcel Pawlas, Emile Guilloton, André Trante… l'ancien champion du monde des lourds légers Jean Bout, Gilles Waclis, Marcel Nonest et tant d’autres qui se sont dressés devant lui.

Passé tout d’abord par la lutte amateur, il remporta notamment les championnats de Paris avant de se diriger vers la lutte professionnelle dans laquelle il ne tarda pas à se faire un nom et respecter de ses pairs. Doté d’une force physique impressionnante, Paul Leuteurtrois se faisait remarquer sur le ring par un côté bagarreur, aux limites des régularités… Très dur à l’effort, « popol » comme il était affectueusement surnommé par son entourage connut très vite les honneurs des grandes salles parisiennes et notamment le Palais des Sports.
Sa réputation faisante, il fut sollicité à se produire à de nombreuses reprises tant en province qu’à l’étranger, ayant lutté entre autres en Grèce, Turquie, Italie, Espagne, Portugal Allemagne, mais l’Angleterre et la Belgique.

Dans un programme de gala daté du Lundi 21 mars 1955, on pouvait lire à son sujet avant de rencontrer Gilles Waclis :
« Ex champion de Paris amateur et finaliste du championnat de France, Comme professionnel s’est taillé une réputation de bagarreur et a rencontré souvent à son avantage les meilleurs hommes de sa catégorie, notamment Manuel, Hermanjat, Jourlin, Ducrez, Minissini, Bout, etc…Après une longue tournée en Grèce, Turquie, Italie, Espagne, Portugal, Allemagne, il est rentré en France après avoir fait triompher les couleurs Françaises au cours de son périple.
Ayant pris du poids – il pèse actuellement 92kgs – il a développé encore ses qualités de bagarreur du ring qui font de lui un adversaire redoutable pour les plus grands champions, même plus lourds, que lui. Il n’a pas craint par exemple de rendre une douzaine de kilos à Bury. Qu’on aime ou non sa façon de combattre on est forcé de lui reconnaître de grandes qualités spectaculaires.
»


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Remerciement à Monsieur Marguet pour la présente affiche

vendredi 6 février 2009

les judokas se mettent au Catch: Anton Geesink

Si la majorité des catcheurs eurent pour formation initiale la lutte, libre ou gréco romaines, certains sont passés par des chemins divers à commencer par les culturistes tels Robert Duranton, André Drapp, André Coutoula, Nick Sanders, les haltérophiles comme Jean Debuf ou Spartacus, mais aussi par le judo. Dans cette catégorie, nous retrouvons de très bons catcheurs de l'époque parmi lesquels Gen Tilly, Luc Straub, Moïse Besch, Al Hayes...Il est arrivé aussi que de grands judokas de renom délaissent les tatamis pour les planches des rings, comme fit le champion du monde japonais Kimura dans les années 1955, ainsi qu'un certain Anton Geesink.


Geesink, l'homme par qui le traumatisme a commencé. Gessink, l'homme le plus haï du Japon mais également le plus respecté. Cet homme a tout simplement bouleversé l'histoire. Et si le judo en est aujourd'hui à ce qu'il est en Europe et dans le monde, Geesink n'y est opas étranger. le judo, "secret le mieux gardé d'Asie" se développe dans les pays d'Europe dans les années 30 par les voyages de grands maîtres japonais qui suivent ainsi le créateur de la "Voie de la souplesse"(Ju-Do littéralement), Jigoro Kano. Cependant depuis la création de rencontres internationales, le Judo restait la chasse gardée des Japonais qui excellait dans leur art, notamment dans la catégorie suprême: l'Open (toutes catégories).


Dès 1956, un judoka hollandais commença à se faire remarquer, se classant 3ème aux mondiaux de Tokyo derrière deux nippons et au fur et à mesure des rencontres, il inquiétait les japonais et venait à vaincre quelques uns d'entre autres. Né le 6 avril 1934 à Utretch, Geesink s'affirma de plus en plus jusqu'en 1961, année du sacre et surtout de la désillusion japonaise. Il eut a affronter ce jour là à Paris lors des championnats du monde: trois grands champions japonais: Koga, Kaminaga, et Koiji Sone à la réputation de quasi invicinble. Au cours d'une compétition rondement mené, il térrassa ses 3 redoutables adversaires avant de rééditer son exploit en 1964 lors des tous premiers JO du judo à Tokyo, battant une nouvelle fois Kaminaga.
1er occidental à vaincre les asiatiques, Geesink était l'élève dépassant le maître. S'ensuivit une grande médiatisation. Présent partout dans les journaux, dans des interviews radios et télévisés. Anton Geesink découvrait une nouvelle notoriété. Une notoriété qui fut marqué par son passage sur les rings en tant que lutteur professionnel. Si ses prestations furent périodiques, il a néanmoins vu son nom sur les affiches de certaines grandes salles parisiennes. Il fut ainsi à l'affiche notamment contre l'Homme Masqué.
Il faut dire que Geesink avait toutes les dispositions requises physiques comme techniques pour pouvoir offrir une lutte de haut niveau. Rien que pour donner une petite idée, il suffit de rappeler comment Geesink se préparait physiquement avant ses tournois. Il allait dans les forêts avec les bucherons portant les troncs d'une seule main, cette façon pour le moins rustique de se préparer lui avait valu les surnoms de "Tarzan batave" ou de "Bucheron d'Utrecht"
Nous terminons cet article, avec à défaut de photos et vidéos de ses prestations sur un ring, un court extrait de sa victoire retentissante sur Koiji Sone en 1961. Les judokas lisant ce blog apprécieront, je n'en doute pas un seul instant!



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vidéo sur le site communautaire de partage: Youtube.

Bob Elandon vs Karl Von Kramer

Bob Elandon, plus connu avec plus de cheveux et accompagné d'une peau de Panthère ou d'un serpent en tant que M'Boaba en plein choc frontal contre le célèbre lutteur allemand l'étrangleur Karl Von Kramer
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Source: Sports et Vie, Novembre 1957

jeudi 5 février 2009

Les catcheurs masqués

L'Ange Blanc, Le Bourreau de Béthune, L'Homme Masqué, Zarak pour les incontournables et ceux qui à malgré les années passées sont restés à jamais dans les mémoires mais aussi El Diablo, Superman,(photo contre Nicolaï Zugilinoff) Kamikaze, Golden Eagle, ou encore Der Hencker, Zorba, La Bête Humaine, Le Masque de Fer ... Nombreux furent ces lutteurs qui se sont produits depuis 1950 et jusqu'aux années 1980, voir 1990, sous couverts d'anonymats. Ces célèbres inconnus ont été incontestablement des lutteurs phares du Catch Français. Si certains crièrent au scandale et à la supercherie, il est indéniable qu'ils aient contribués à la popularité de ce noble art.

L'Ange Blanc Le Bourreau de Béthune

El Diablo L'Homme Masqué

Véritable Institution au Mexique, dans la célèbre "Lucha libre", le "catch masqué" se diffusa progressivement en Europe depuis l'Espagne, où des lutteurs mexicains eurent à combattre. Progressivement, les matchmakers trouvèrent à l'emploi du masque de nombreux avantages. D'un point de vue pratique, l'emploi du masque permettait d'avoir "d'autres lutteurs" sous la main, notamment lorsque ceux ci étaient confrontés à un problème d'effectif. Ainsi est né Le Bourreau de Béthune, au sein de l'équipe de Maurice Durand. La naissance du Bourreau de Béthune releva quelque peu de l’imprévu. A la veille d’un gala, Robert Gastel qui devait faire un match se brisa l’épaule au cours d’un tournage d’un film. Afin de pallier à son absence, il fit appel aux services d'un sportif ayant alors plus de 40ans: Jacques Ducrez. Etant également alors à cours d'athlètes, il décida de pallier à ce manque en lui faisant revêtir une Cagoule: Tout de rouge vif vétu, il s'avança sur les rings , mais cette fois ci non pas en tant que Jacques Ducrez mais en tant que Bourreau de Béthune. Le succès fut immédiat!

A cela, la cagoule avait un effet mobilisateur. Le Public était fasciné, perplexe, se demandant bien évidemment qui se cachait derrière ce masque et n'attendait qu'une seule chose, d'autant plus si le lutteur était un banni du public: qu'il soit démasqué! Le masque avait également un effet psychologique et les matchmakers savaient pertinemment joué dessus. Au roug sang de la cagoule du terrifiant bourreau mais aussi d'un "bourreau bis" surnommé El Diablo, Au noir sombre signe des ténèbres du redoutable Homme Masqué colosse de 110kg, supposés aux origines américaines répondait le blanc de la pureté et de la justice porté par le célèbre Ange Blanc.

Un masque à lui seul suffit à créer une légende et il en a été pour l'Ange Blanc. S'il a été un excellent catcheur, très fin technicien auquel nul mérite ne doit être retiré, il n'était certainement pas meilleur que certains autres. Mais l'aura crée par sa cagoule, le personnage qui lui était assorti, ce justicier des rings venant purifier le monde du catch des méchants le rendit extrêmement populaire. Il devînt ainsie une icône de tout un pays. L'ORTF diffusait dès qu'elle le pouvait ses combats, les journaux et revues de presse d'alors se l'arrachaient, Le Tour de France... La Société de consommation bien qu'à ses balbutiemments proposaient toute sorte de produits dérivés à son sujet joints dans des produits alimentaires ou enseignes commerciales: Les Cartes Felix Potin, dans La Vache qui rit ou le chocolat Banania ... Il faisait même l'objet d'une rubrique dans le magazine sportif d'alors "Sports et vie", Le Courrier de l'Ange Blanc dans lequel il répondait à ses fans toujours plus nombreux. Les lettres qu'il pouvait recevoir reflétait bel et bien la dimension qu'il avait pris: "Mon Ange, Lorsque je vous ai vu la première fois, jai reçu un tel coup de coeur que j'ai compris que vous étiez celui que j'attends, mon élu. Et dire que je croyais être amoureuse de Gilbert Bécaud... Votre photo remplace la sienne à la tête de mon lit. Vous êtes si beau, si divin que j'ai hâte de mieux vous connaître... "

Les femmes allaient jusqu'à s'agenouiller à son passage et à lui baiser la main. Dans une France profondément marquée encore par les traumatismes de la guerre et par la religion, l'Ange était un miracle, "un don du ciel" à leur yeux. 50 ans plus tard, l'Ange Blanc reste LA référence du catch Français. Il est le nom qui revient sur les articles abordant le catch de l'époque, il est celui à qui les différents magazines spécialisés font référence lorsqu'il évoque le glorieux âge d'or du Catch Français. Le masque a contribué à sa légende. Car lorsqu'il devint Franscico Pino Farina, (photo ci dessus)l'ange sans masque, si sa popularité est resté, l'effervescence du public fut évidemment moindre. Le mythe s'effondrait. le mystère laissait place à un visage, un nom. La foule venait constamment admirer et espérer la victoire du gentil contre le méchant, le bon contre la brute, la justice et la vérité contre la sournoiserie et le mensonge. Aussi les matchmakers ne se priaient pas pour organiser à de nombreuses reprises des "affiches masquées" comme l'Ange Blanc contre l'Homme Masqué (photo ci dessous).


Le masque connut toutefois ce que l'on peut appeler le "revers de la médaille."Devant le filon que pouvait constituer ces héros masqués. de pâles copies apparaîssait: à l'Ange Blanc, répliquait un Justicier, au Bourreau de Béthune un Der Hencker (sous entendu le Bourreau en Allemand), l'Homme Masqué fut également copié. Bien plus encore, revenons encore au cas de l'Ange Blanc, puisqu'il y eut à une époque donné, pas loin de 7 Ange blancs à lutter au même moment à la même heure!!! un évènement qui entraîna Francisco Pino Farina a lever le masque... A cela s'ajouta également les accusations de guignolesque. Aussi le controversé Jean Claude Darget avait parmi d'autres qualifié les catcheurs masqués de Grand Guignol! Mais qu'à cela tienne! les performances de certains des lutteurs masqués étaient de très haute tenue.Si la tendance du masque eut à s'essoufler quelque peu passé les années 65, elle connut une résurgence à partir de 1975 et plus encore durant les années 1980 avec quelques autres grands noms masqués comme le Golden Eagle et plus particulièrement Zarak, l'homme au Z sur le front. (photo).

Tournoi Féminin


Les femmes étaient également bien souvent à l'honneur, excepté sur Paris et la région parisienne pendant un certain temps, où les combats féminins étaient interdits. Néanmoins en Province, de grandes championnes s'affirmaient et devenaient des vedettes à part entière de leur discipline. A l'affiche à ce tournoi Nady Jacky, Léo Dewerdt, Caroline de Beaumont, Olivia Mangho, Janine Sobarhil et Lina Magnani.

Lina Magnani

Daniel Noced

Catcheur loin d'être le plus apprécié du public car il était l'un des "méchants de service", il n'y a aucune contestation du fait que Daniel Noced fut l'un des plus imposants lutteurs de la décennie 1970.



Né en 1940, il commença ses gammes par la lutte gréco romaine, acquérant alors technicité et vivacité qu'il retrouva lors de ses prestations entre les cordes du rings quelques 10 années plus tard lorsqu'il devînt professionnel. Remarqué par Maurice Durand il intégra l'équipe de celui ci et fut de l'aventure des chapiteaux traversant la France tout entière et bien au delà, luttant en Allemagne, Belgique, Espagne, Suisse, Angleterre et bien d'autres. En effet il avait pu préciser: "Le catch a quand même un bon côté. Si j'étais resté chaudronnier, je n'aurais guère connu que mon quartier avec de temps à autres quelques vacances. Grâce à la lutte, j'ai voyagé un peu partout. J'ai appris à connaître non seulement la France mais aussi plusieurs pays étrangers (1)"

Daniel Noced en équipe avec Jacky Richard en Suisse à Fribourg en 1973


Rapidement, il se tailla une solide réputation parmi les lutteurs de son gabarit parmi lesquels Albert Sanniez, Angelito, Allan Mitchell, Jean Corne, Jean Claude Trigeaud, Michel Falempin, et surtout Le Petit Prince, qu'il affronta à de multiples reprises.




D'ailleurs au sujet de Daniel Noced, il était dit: " Agressif, menteur, fort en gueule... avouant cyniquement qu'il profite de sa situation de catcheur pour assouvir, sans risque pénaux sa méchanceté naturelle, voilà Daniel Noced.Il voue à tout ce qui est aristocratique un sentiment teinté de contestation partisane et haineuse. Et quand il considère un "aristo" de 53kg ... (suivez son regard...), il ne peut se dépatir d'un courage délirant qu'il puise dans ses 78kgs. De Hargne et sa revancharde agressivité. Car il le dit lui même, il a lu l'histoire de France, en vitesse ... mais les "aristos à la lanterne"!!! ça il a su les retenir." Une Grande rivalité, sur les rings bien évidemment existait entre Le Petit Prince et Daniel Noced.

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La Vérité sur le Catch, Jean Corne, p76 - 77

les Qualificatifs des catcheurs (9)

Surnoms sur les affiches, dans la presse ou tout simplement par lequel le public les connaissait plus que par leur véritable nom de lutteur, voici 8 nouveaux pseudonymes attachés à jamais à ces lutteurs:


La "Terreur Nippone" Kyiomigawa

Le "Gorille" Georges Marsallon

"Angelito" Ricardo Torres

La "Tigresse des Ardennes" Léo Dewerdt

"Black Shadow" Ahmed Aserser

Le "judoka" Moïse Besch

Le "Bourreau de Béthune" Jacques Ducrez

Le "Barbu" Yves Amor

Giuseppe De Daidone

Nouvel article de notre rubrique concernant les catcheurs de différentes nationalités qui aient pu se produire en France. Ici est abordé l'italien Giuseppe de Daidone, un lutteur qui fut un remarquable globe trotter et qui eut à cette époque une grande notoriété.

Si De Daidone fut l'un des meilleurs catcheurs de son pays, cet ancien lutteur amateur connut les joies des plus grandes salles d'Europe et du monde que ce fut en Angleterre, en Allemagne, en Belgique, en Suisse, en Espagne, au magrheb mais aussi dans les terre de la Lucha Libre le Mexique, les Etats Unis, et le Japon! Giuseppe de Daidone était bel et bien ce que l'on peut appelé un métronome.

en France, il eut également une carière digne d'un grand lutteur. Trs puissant, rugueux à combattre, De Daidone était loin d'être l'un des amis de la foule d'autant plus qu'il eut à combattre bien souvent contre certains de leurs protégés et plus particulièrement l'Ange Blanc. Surnommé Le Comte de Daidone, il fut confronté à bien d'autres grands noms des rings de France furent ces adversaires: Robert Duranton, Jesus de Hérédia, Antonio Morlans, Eric Husberg, Chéri Bibi, Henri Lambert, Taverne, De Lasartesse, Stan Karolyi, Claude Montourcy, Yves Amor, Felix Miquet, Pierre Boss, Michel Chaisné ...

Gilbert Leduc vs Le Grand Wladimir

Avant de combattre, les deux lutteurs Gilbert Leduc, et Le Grand Wladimir s'observent, l'arbitre aussi et le sentiment que nous ayosn en regardant cette photo c'est qu'à cotés des 2,08ms du Russe, il devait se sentir petit.

mercredi 4 février 2009

La France du Catch à Saint Denis le Mardi 2 Novembre 1975



en ce Mardi 2 Novembre 1975, à Saint Denis, les Chapiteaux du Catch se dressaient pour offrir des combats de grande qualité.
En vogue dans cette moitié de la décennie 70, les combats mixtes faisaient fureur, et même si, dans l'éthique, il se voulait que les lutteuses s'affrontent, ils arrivaient bien souvent qu'une opposition de genre se faisait! Et les lutteuses étaient loin d'être ridicules, bien au contraire. D'ailleurs dans les commentaires précédant les rencontres dans les programmes, on lisait de Lina Magnani: "Lina Magnani est une athlète à l'apparence toute grace féminine, mince élancée aux magnifiques cheveux noires. Mais ne vous y fiez pas. Elle est capable de corriger le sexe fort qui d'ailleurs s'en trouve marri... car il ne s'attendait pas a autant de force chez une femme c'est tout simplement impensable".D'origine Italienne, Lina Magnani commença à lutter à partir de 1957 et jouissait d'une grande réputation dans le milieu de la lutte féminine. Elle fut associé ce soir ci à Eric Joly, lutteur autant technique que dynamique. Ils furent tous deux opposés à , l'un des plus célèbres lutteurs le Marquis Richard de Fumolo de la Rossignolette, plus connu sous le nom de Jacky Richard.Il fit équipe avec Léo Dewerdt, qui fut l'une des têtes d'affiches des combats féminins durant près de 20ans : "Quand à la terrible Léo Dewerdt c'est tout autre chose: biceps puissants, coups musclés, cuisses d'haltérophile, elle a une réputation très affirmée. Sa lutte est puissante, ses prises particulièrement dangereuses et elle sait mettre son adversaire dans des situations toutes particulièrement difficiles"

Le second combat mettait aux prises Jean Ménard. Faisant ses débuts dans les années 1960, Jean Ménard lutta à travers la France pendan près de 25ans. Il combatta notamment durant les tournées chapiteaux rencontrant notamment Daniel Noced, qui fut ce soir là son adversaire.

Troisième combat de la soirée opposa l'hispanique Anton Tejero: TEJERO est très spectaculaire, ses sorties de ring sont des modèles du genre et selon son humeur, il donne avec le même bonheur dans le comique comme dans le dramatique.Il ne laisse jamais son public indifférent: c'est un Grand Catcheur." Mais il eut certainement très fort à faire ce soir ci car son opposant n'était autre que Monsieur Montréal, l'un des plus grands catcheurs qui ait pu combattre en France.

Enfin, cette réunion à l'accent très espagnol voyait le "toréador du ring" Paco Ramirez n'ont pas affronter les taureaux mais Zarak. Il marqua de son talent la décennie 70. Rapide, vif, agile, celui qui se présentait au public paré de l'habit de toréador, avait gardé ce sens de l'esquive de ceux qui manient le taureau. il fut un coriace adversaire pour de nombreux Catcheur de l'époque.. Des qualités dont il eut certainement besoin pour contrer ce terrible combattant qu'était Zarak.

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Remerciement à Monsieur Albert Sanniez pour cette photographie opposant Zarak à Ramirez

Georges Raymond

Né le 26 janvier 1937 à Paris, Raymond Jungbluth de son vrai nom commença ses premiers pas sur un ring de catch à l'apogée de ce noble art en 1960, à l'époque où Ange Blanc, l'Homme Masqué, Robert Duranton et autre René Ben Chemoul faisait les beaux jours de l'ORTF et jouissait d'une popularité comparable à celle des acteurs de cinéma.
Un René Ben Chemoul qui fut un des adversaires que Raymond Jungbluth ait eu à combattre sous le nom de ... Georges Raymond ayant pour nom de scène respectivement ses 2ème et 1er prénoms. D'ailleurs, ce fut bien souvent en "méchant" que George eut à combattre, ce qui bien évidemment n'avait rien à voir avec son véritable caractère. Il faut dire que contre un Ben Chemoul adulé du public, il était très difficile d'obtenir les faveurs d'une foule toujours très difficile. D'autres grands lutteurs furent opposés à Georges Raymond notamment Walter Bordes.
Ayant arrêté sa carrière en 1974, Raymong Jungbluth se consacra alors à élever sa famille, voir ses enfants grandir. Une famille et notamment sa fille fière d'avoir un papa qui fut l'un de ces fameux lutteurs de l'âge d'or du catch Français.
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Ce présent article a pu être écrit par le témoignage de la fille de Georges Raymond, Mme Catherine Brunet.