jeudi 22 janvier 2009

Isha Israël


Il est certains lutteurs qui ont acquis une grande notoriété auprès du public mais plus encore auprès de leurs pairs. Isha Israël, petit gabarit, fut assurément de ceux là. De son vrai prénom marcel, Isha Israël avait pour réputation d'être l'un des meilleurs techniciens du ring.
il fut des meilleurs poids légers et mi moyens se produisant sur les rings Français et eut à rencontrer entre autres les Jean Rabut, Robert Ricetti, Michel Saulnier, Modesto Aledo, Bruno Asquini, Kamikaze, Henri Le Mao...

A l'instar de beaucoup d'autres, Isha Israël eut à lutter sur différents rings d'Europe et du monde, notamment en Angleterre, en Allemagne, en Espagne, mais également au Maghreb et plus particulièrement au Maroc à Casablanca où il rencontra notamment le libanais Mohamed Djaber et son partenaire par équipe Jean Corne.
Après s'être retiré du catch après une carrière des plus honorables, Isha Israël se reconvertit comme commerçant: Après avoir pu l'observer et l'applaudir à l'Elysée Montmartre, la foule pouvait le retrouver sur les hebodmadaires marchés (1).


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(1) La Vérité sur le Catch, Jean Corne, p78 - 79.

Hommage à Monsieur Montréal

Suite à la disparition de Monsieur Montréal, ce 21 janvier 2009, nous rendons hommage en rééditant l'article qui avait relaté sa grande carrière.

De son vrai nom Marcel Chauveau, Monsieur Montréal vit le jour non pas au Canada comme le sous entendrait son nom de ring, mais en France en Mai 1934. Après avoir pratiqué boxe, la culture physique et lutte gréco romaine, il cotoie les rings de la lutte professionnelle alors en plein essor à l'orée des années 1960. Très rapidement, Monsieur Montréal se fait un nom notamment par ses qualités aussi bien physiques que techniques: Athlète complet, il affronta avec brio les meilleurs lourds d'alors: André Bollet, Jack de Lasartesse , Roger Delaporte, Lino di Santo, Bernard Vignal, André Drapp, Robert Duranton, Le Grand Wladimir, Pierre Bernaert, Inca wiracocha ... ayant le droit des honneurs de la plus grande scène parisienne: L'Elysée Montmartre
Celui que l'on surnommait "l'Appolon du catch" fit parti alors de l'équipe de l'ancien catcheur Delaporte parmi lesquels on retrouvait Gaby Caldéron, Robert Duranton, André Bollet, Eddy et Jacky Wiecz, Warnia de Zazerski, Vassilios Mantopoulos, Robert Gastel, Karl Von Kramer, Isha Israel, Guy Mercier, Mic Charré, Gilbert Le Magouroux etc ... (1) .


Les années passèrent et Monsieur Montréal continuait sa carrière à travers la France et l'Europe passant par la Belgique, la Suisse (photo), l'Allemagne... Il fit parti de cette génération de lutteur qui perdurait la tradition du catch dans les années 1975 - 1980 avec les Walter Bordes, Robert Duranton, Petit Prince, Gérard Bouvet, Jean Ménard, Anton Tejero, Albert Sanniez...
Cette période fut celle de nouveaux affrontements sur le ring avec des catcheurs puissants, et très durs à combattre à commencer par Zarak, avec lequel Monsieur Montréal multiplia les combats, mais aussi Fred Magnier, l'ancien Mercenaire du Ring avec Pierre Rouanet, Batistou, Anton Tejero, Mamouth Siki, Jacques Bartfield, Klondyke Bill etc... Lors d'un gala en 1986 au cours duquel il affronta le Bourreau Allemand Der Hencker il était dit de lui:

"Pourquoi avec ses qualités physiques et techniques, Monsieur Montréal n'a t'il pas un nom plus important que celui qu'il a actuellement dans le monde du catch? Pourtant c'est un des rares catcheurs français à posséder à la fois la force, la souplesse, et la technique...Nous avons vu sur le petit écran il y a quelques années le bien fondé de cette appréciation surtout devant le terrible Zarak qui lui a semé sur sa route une suite de nombreuses victimes. Il faut reconnaître qu'avec Monsieur Montréal cette terreur du ring qu'est Zarak a eu maille à partir et que cela n'a pas été aussi aisé que d'habitude. Montréal affrontera Der Hencker avec un grand espoir de vaincre surtout pour conserver son image d'un grand lutteur complet, aux grandes capacités et très apprécié des amateurs de beau catch qui sont toujours en admiration de la musculature de ce quinquagénaire qui laisse rêver un grand niombre de jeunes amoureux de poses plastiques."

Après plus de trente années passées sur les rings et suite à des pépins de santé, une santé qui comme tout catcheur n'a pas été épargné par les blessures, Marcel Chauveau alias Monsieur Montréal se retira des rings en 1990, après y avoir laissé un grand souvenir dans toutes les mémoires, catcheurs comme spectateurs, celui d'un grand champion.
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(1) Bob harvest, p85.

A Bourg sous la Roche le 1er novembre 1979: Mr Montréal vs Zarak



Monsieur Montréal tenait le haut de l'affiche de ce spectaculaire gala en rencontrant Zarak, tandis que les autres combats à l'affiches opposaient les Robert Duranton, Claude Rocca, Petit Prince, Anton Tejero, Kamikaze ainsi que Walter Bordes, en photo ci jointe dans les vestiaires en compagnie de Monsieur Montréal durant cette réunion de catch.

Un programme qui tenait en haleine toute la région vendéenne comme l'a pu relaté la presse locale de l'époque dans la banlieue de la Roche sur Yon:

"(...)Le 4ème gala de catch organisé par le comité des fêtes du Bourg sous La Roche a tenu toutes ses promesses. Plus d'un millier de personnes ont répondu à l'appel du président Gérard Derval qui nous déclarait peu avant le comabat: "il nous faut bien de l'argent pour le foyer récréatif du 3ème âge."
Loin des concours de belote qui ont fait la gloire de la salle du Bourg, le comité a accueilli en ce jour de Toussaint, des catcheurs et catcheuses venus distraire un public vraiment populaire.(...) Quand par un temps de Toussaint en 1975, le derby de division d'honneur AEP Bourg contre FC Yonnais attiraient plus de 4000 spectateurs, le comité des fêtes de la banlieue yonnaise compris qu'il y avait une clientèle disponible au 1er novembre. On pense immédiatement au Catch car on savait au Bourg le succès remporté par ce sport lorsque La Vendéenne organisait. Les spectateurs venaient par centaines: Ceux des Sables d'Olonnes n'oubliaient pas leurs barriquaut de rouge qui se vidaient à chaque reprise. L'ambiance était crée(...)"

Monsieur Montréal

Marcel Chauveau, plus connu sous le nom de Monsieur Montréal nous a quitté ce mercredi 21 janvier 2009. Nous lui rendons hommage par la publication de quelques documents et d'un article.



En 1975, contre Zarak, match retransmis en direct sur TF1 à partir de 22h15, à l'époque où le Catch Français faisaient de très fortes audiences

à Rennes en 1979, en équipe avec le Petit Prince dans un tournoi l'opposant à Walter Bordes, Michel Falempin, Anton Tejero Inca Wiracocha, Kamikaze et le Der Hencker

A Vimoutiers en 1989

samedi 17 janvier 2009

La France du Catch: Graulhet

Partons dans le Midi et plus précisément dans le Tarn dans la ville de Grauhlet, troisième commune en terme d'habitants de ce département pas très loin de Castres. Ville du rugby, avec une véritable tradition pour ce sport puisque le club de la commune fut pendant près de 40 ans membre de l'élite française et compta près de 20 internationaux dans ses rangs. Dans un autre registre, d'autres plaquages ont été à l'honneur mais cette fois ci, sur les rings.

Le Premier match de la soirée mit face William Fosset, alors champion de France au lutteur polonais Tadhéé Kojelski (photo).

Deux fortes têtes du catch au rendez vous pour le deuxième combat de la Soirée. D'un côté, on retrouvait le célèbre Claude Montourcy, l'un des plus populaires catcheurs d'alors, apprécié pour son courage, sa puissance et un catch technique. Claude Montourcy ne laissait pas indifférent sur un ring. Il affrontait ce soir la José Tarrès. de son vrai nom Jose Roses Ibañez, Il jouissait alors d'une très grande popularité et été davantage connu par son surnom de " tête de fer". En effet, José Tarrès avec pour réputation d'asséner à ses adversaire des coups de tête surpuissants. Il est arrivé des saignements à la suite de ces coups de tête chez certains de ses adversaires!

Que dire du combat qui opposa ceux qui furent indisociable sous un blouson Noir!! En effet, Marcel Manneveau et Claude Gessat, bien plus que d'être deux simples adversaires étaient deux partenaires. Ils étaient les célèbres Blousons Noirs rendus célèbres par leur nombreux passages à l'ORTF.

Enfin, le clou de la soirée opposa deux très grandes valeurs du catch Français. D'un côté nous retrouvions le terrible Bourreau de Béthune. Son nom est à jamais resté attaché à l'histoire du catch Français. Si l'Ange Blanc, justicier masqué sous son célèbre masque et tout de blanc vêtu était le bien incarné, "l'ange venu du ciel" pour rédompter tous les "vilains", son plus célèbre rival, le Bourreau de Béthune était bien évidemment l'incarnation de la barbarie, cet exécuteur sanguinaire qui d'ailleurs tout de rouge vêtu, semait la terreur sur tous les rings de France, d'Europe et du monde. Et de nombreux adversaires ont eu à souffrir de sa terrible prise qui consistait à lever le partenaire à bout de bras et le laisser tomber sur son genou qui l'attendait comme offrande.

Il fut opposé ici au "Roi de l'Atewaza" Gabriel Caldéron. Ancien judoka, ceinture Noire deuxième Dan, Caldéron catchait de façon évidemment très technique due à sa formation de judoka. Toujours est il que lors de l'une de leur rencontre, Caldéron avait fait les frais de la puissance dévastatrice du Bourreau comme en témoigne la photo suivante, où Calderon gisant sur le sol du ring, est contemplée par un Bourreau, stoïque, bras croisé et qui prend un malin plaisir à observer son oeuvre

vendredi 16 janvier 2009

La Fédération Internationale de Lutte de Combat



Dernière Fédération que nous avons pas encore abordé: La Fédération Internationale de Lutte de Combat: la FILC. Si son siège était situé à proximité des quais de la Seine et de Saint Germain des prés, la FILC se retrouvait également de nombreuses soirées en semaine au Cirque d'Hiver, théâtre de rencontres extraordinaires aussi formidable les unes que les autres.


De cette fédération, trois noms ressortaient. Tout d'abord celui d'Alex Goldstein. Celui que l'on surnommait "l'Empereur du Catch". Directeur de cette fédération, il compta en ses rangs de très nombreux champions parmi lesquels nous retrouvons Gilbert Cesca, Daniel Boucard, Walter Bordes, Gil Voiney, Georges Cohen, Pierre Delmée, Pierre Lagache, Joël de Noirbreuil, Mathéo Santucci, Enrique Edo, Georges Kasbarian... Mais assurément le plus grand de tous furent sans conteste René Ben Chemoul.


Né à Paris le 8 janvier 1925, René Ben Chemoul, grande vedette internationale que l'on ne présente plus, fut initié tout d'abord à la Gréco romaine. Puis il rentra durant 3 années aux Pompiers de Paris pour suivre ensuite des entraînements de catch chez Guilleminot. Dès 1947, il effectue son 1er combat avec succès. Porteur d'une lutte dynamique et moderne, René Ben Chemoul révolutionna cet art et lui apporta ses lettres de noblesses en participant à de nombreux galas retransmis à la télévision qui permit de populariser la lutte professionnelle auprès du grand public. Et Ben Chemoul en devînt un de ses plus illustres et aimés représentants. Il se produisait notamment au Cirque d'Hiver, tenant les têtes d'affiches avec les Voiney, Drapp, Duranton, Lagache... De loin, il fut le meilleur poids moyen que la lutte professionnelle ait pu connaître. Il conserva son titre de nombreuses années avant d'être détrôné.

Ben Chemoul ce fut aussi le catch de père en fils. Car en effet, si René fut un des plus grands champions Français, son père Albert fut également un lutteur de grand talent internationalement reconnu (comme en témoigne la vidéo ci jointe d'Albert Ben Chemoul combattant en Angleterre contre Van den Voss). Né le 8 janvier 1900, le même jour que son fils, passant d'abord par le Pancrace dès 1929, il s'initie ensuite à la lutte puis la lutte professionnelle. dont il fut l'un des pionniers en France au même titre que les Deglane, Rigoulot, Paoli ... Il stoppa sa carrière en 1948 après une fracture au Femur. Mais tellement passionné par le catch, Albert Ben Chemoul n'aurait pu vivre sans et réussit sa reconversion en devenant arbitre puis entraineur et manager.













Vidéo d'Albert Ben Chemoul opposé à Van den Voss (source: site de partage Youtube)

Teddy Boy

de son vrai nom Adolphe Sevré, fut l'un de ces catcheurs que l'on a présenté "nouvelle vague" à l'instar de Jean Claude Trigeaud, le frère du célèbre Chéri Bibi. Jeune, dynamique au physique de beau premier - certains disaient de lui qu'il était le parfait sosie de Robert Hossein - Teddy Boy en imposait sur un ring aussi bien par sa présence que sa prestation!

Vif, rapide et teigneux tout à la fois, Teddy Boy était aussi un lutteur rusé et malin n'hésitant pas à user de quelconque irrégularité pour aboutir à ses fins. Et bien que la foule le conspuait, elle était venue pour cela aussi, car le catch c'était ça: la lutte du gentil contre le méchant! Et Teddy Boy n'avait pas les faveurs du public.

Quoiqu'il en soit, il faisait apprécier un catch tout à la fois dur et rugueux a encaisser pour son adversaire et des mouvements techniques recherchés et demeurait un combattant redouté et redoutable pour ses opposants. Il affronta ainsi de très nombreux lutteurs tous très talentueux parmi lesquels nous retrouvons Guy Tallien, Louis Nelic, Mathias Sanchez, Le Petit Prince, Angelo Guisto, Abd el Kader Kabache, Allan la Foudre, Georges Cohen, Jacky Corn...


Adolphe Sevré connut également une belle carrière en tant que lutteur par équipe, formant avec la "soucoupe volante" Robert Le Boulch l'une des paires restées les plus célèbres. Ils démontrèrent ainsi au cours de leurs nombreux combats leur complémentarité en formant l'équipe des Teddy Boys. Il fut ainsi sans conteste l'une des valeurs sures de cette décennie 60.
La renommée d'Adolphe Sevré traversa les frontières et il eut à combattre également en Grande Bretagne, en Allemagne, en Suisse ainsi en Espagne où ses combats furent très remarqués.

Enfin à l'instar de nombreux de ces collègues lutteur professionnel, Adolphes Sevré eut l'opportunité de jouer des seconds rôles ou d'officier en tant que cascadeur comme le firent Yves Amor, Georges Guéret, Pierre Rouanet, Roger Gaillot, Jack Insermini ... Il joua ainsi notamment au côté d'un autre grand nom du catch Français, Henri Cogan dans les aventures d'Angélique, Marquise des Anges .

Quand les catcheurs jouent au foot...


En ce Dimanche 4 mai 1969, et dans le cadre de la 19ème semaine commerciale, l'amicale des marchés d'Argenteuil fit appel à nos amis catcheurs pour cette journée dominicale. Evènement pour le moins surprenant puisque nos célèbres lutteurs allaient se produire à l'extérieur. Les plus avertis auraient pu penser qu'il s'agissait d'une réunion de catch en plein air.
et bien non il en fut tout d'autre! Dans un cadre associatif et afin de rendre populaire au maximum leur manifestations, les commerçants d'Argenteuil chaussèrent les crampons et attendaient de pied ferme les plus célèbres catcheurs tels Le Géant Ferré (2m10, un avantage dans la surface de réparation sur un corner!) ou Le Petit Prince, ainsi que l'athlète de fond, le très célèbre Michel Jazy, (de gauche à droite sur les photos) figure emblématique de l'athlétisme française que l'on ne présente plus avec ses titres de champion d'Europe de vice champion olympique et ses 9 records du monde!

Aucune idée sur le résultat qu'il y ait pu avoir, toujours est il que si les commerçants d'Argentueil ait pu avoir été plus à l'aise avec un ballon rond, une chose est certaine, dans l'art du tour de hanche ou du brasà a la volée, il n'y a pas photo...

mercredi 14 janvier 2009

André Drapp

Bien qu'ayant déjà évoqué ce grand catcheur qu'a été André Drapp, nous revenons sur sa grande carrière et certains faits marquants de sa vie.


Ci joint, la première partie d'un article très complet de Monsieur Louis Bernardqui retrace la vie d'André Drapp, avec la coopération de Monsieur Louis Gérard, gérant du site internet "Place Publique de Vandoeuvre"

Né en 1920, André Drapp est l’avant-dernier d’une famille de huit enfants établie à Lunéville. A l’âge de 6 ans, c’est le déménagement pour Nancy et l’école jusqu’à 12 ans où il passe son certificat d’études avec succès. En même temps, louveteau puis scout à la paroisse Saint-Pierre, il confie : "j’y ai appris la discipline, prélude à posséder une âme de chef ".

Il entre dans le monde du travail comme apprenti-dessinateur aux Arts Graphiques Modernes puis s’inscrit aux Beaux-Arts. Possédant une forte musculature, il y pose pour pouvoir payer ses cours du soir. "A contempler les statues grecques d’Apollon et autres gladiateurs, ajoute André, le virus de la plastique s’est emparé de moi". A 16 ans, il fréquente le Club Vasseur, première association de sports en salle à Nancy. Il y pratique la culture physique, la lutte gréco-romaine puis le catch. Il ne pense guère à la compétition, mais l’entraîneur Louis Vasseur l’inscrit d’office au concours du "plus bel athlète de France" où, intimidé et ignorant les postures plastiques, il ne termine que 13ème.

A 19 ans, c’est la mobilisation générale. Faisant partie du dernier contingent, il part dans l’Armée de l’Air, affecté à la Base aérienne de Châteauroux. Peu après l’armistice, il est démobilisé et envoyé avec ses camarades dans un camp de jeunesse (appelé par la suite chantier de jeunesse) aux abords d’Argelès-Gazost (Pyrénées), pour le temps légal d’incorporation. Pendant cette période, André fréquente l’école des cadres à Antibes où il devient moniteur d’éducation physique. Rentré au camp d’Argelès, il reçoit le grade d’Aspi. En 1942, c’est l’occupation de la zone libre. Toute cette jeunesse est un réservoir potentiel pour le S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne. Beaucoup de jeunes s’enfuient en Espagne pour rejoindre l’Angleterre. Lui part pour Paris : il est hébergé aux Lilas (93) par une famille d’accueil où il se cache comme semi-clandestin. Puis, c’est la libération de Paris. "C’est avec soulagement, se souvient-il ému, que je me suis rendu à bicyclette place de la Concorde pour voir le Général de Gaulle descendre les Champs-Elysées quand des tirs de mitrailleuses crépitèrent. Les miliciens tiraient sur la foule depuis les toits. Comme tout le monde, je me suis retrouvé à plat ventre, cherchant une dérisoire protection derrière la selle de mon vélo. Malheureusement, beaucoup de personnes ne se sont pas relevées"



André Drapp le culturiste


Débutant par le cours Vasseur à Nancy, André fit ses grands débuts en 1938 au concours du "plus bel athlète de France" à La Baule, ne s'y classant que 13ème, améliorant son classement l'année suivant au même concours déroulé cette fois ci au Touquet.

Malgré le déclenchement du second conflit mondial, Andre Drapp tente tant bien que mal d'entretenir au maximum sa condition physique. Aussi, le conflit terminé il reprend intensivement la culture physique et se prépare ainsi à différents concours. Tout d'abord ceux de "Mr Paris" qu'il remporte aisément en 1946 et 1947.

Le 14 septembre 1947, en présence de Desbonnet, précurseur de la culture physique, il devient à l'unanimité "Plus Bel athlète de France" devançant alors Broquerie, Moolenaar, Drouart, Coutoula. (photo ci dessous)

A cette époque, ses mensurations étaient plus qu'impressionnantes: 1,75m et 80 kg, avec 130 de tour d'épaule, 115 de potrine, ceinture 78, bras 39, mollet 39, cuisse 59, cou 44. Saut en hauteur, pieds joints : 1,45m ; développé à deux bras : 96 kg D'ailleurs il était dit en 1964 de sa plastique impresionnante: "André Drapp est le titulaire du titre M. France le plus remaquablement développé. Son développement abdominal et oblique est inégalé. Sa ressemblance avec une statue grecque saute aux yeux". Et il avait les bras aussi développés que ses mollets... et réciproquement".(1)
André Drapp continua sa montée en puissance et décrocha en 1948 le titre de Champion d'Europe à Londres alors qu'il termine 3ème du concours Mr Univers derrière la référence mondiale du genre d'alors Steve Reeves. D'ailleurs les revues anglo saxonnes dirent de lui: " Drapp was one of the most famous models of physicals perfection" (traduction: Drapp etait l'un des plus fameux modèles proche de la perfection physique)

Ses performances de culturiste le rendent populaire. Il fait partie des tous meilleurs du monde! Son activité de lutteur professionnel mené parallèlement ne laissera pas insensible les promoteurs du catch américains qui voyent en André Drapp de par sa plastique impressionnante, une future star montante.

Un film de Jean Mineur avec outre André Drapp quelques autres visages connus sur les rings français tels André Trante et Robert Duranton. Nous y apercevons André Drapp à partir de la 5ème minute s'adonnant à des poses plastiques




Du culturiste au lutteur professionnel

Parallèlement à sa carrière de culturiste, André Drapp menait de front une carrière sur les rings. Pendant l'occupation, alors qu'il séjourne à Paris, il suit un entraînement au côté de Lino Ventura, Henri Cogan ou encore Gilbert Leduc. A l'instar de ces célèbres catcheurs, il avait pu commencer dans sa jeunesse à pratiquer la lutte gréco romaine, un sport dans lequel il excella puisqu'il fut même nommé oscar de la lutte en 1948.
Le Catch ayant été interdit par les instances nazis, le germe de la lutte professionnelle sommeille au fond d'eux et éclata, la guerre terminé. En effet, dès l'immédiat après guerre, la lutte professionnelle reprit ses droits, et André Drapp avec quelques compagnons refoulèrent les planches et les cordes des rings: Outre Ventura, Cogan et Leduc, on y retrouvait entre autres Guy Robin, Lucien Malezieux,Emile Guilloton, Louis Ballery, Marcel Nonest, Marcel Pawlas, Paul Taverne, Roger Guettier, les frères Bukovac, Georges Freymond, Roland Daumal, Lou Rudelle... Ils contribuèrent au renouveau du catch dans la capitale Française mais également en province. Ainsi, le 15 novembre 1947 à Reims, André Drapp en compagnie d'Emile Guilloton, Louis Ballery, Ray Bukovac et Lino Ventura, ils furent les vedettes d'une réunion qui était marqué par les présences de nombreux champenois dont Roland Daumal ou Marcel Pawlas. (photo)

La lutte professionnelle s'organise de plus en plus et se structure véritablement. Plusieurs fédérations voyent le jours et André Drapp travailla avec celui que l'on surnomma l'Empereur du Catch, Alex Goldstein (photo) au sein de La Fédération Internationale de Lutte de Combat. Il y cotoya outre un bon nombre de catcheurs précités précédemment une grande figure d'alors, René Ben Chemoul. Il fut avec lui, l'une des affiches du Cirque d'Hiver, Il travaillait également avec d'autres grands organisateurs de réunions, dont Raoul Paoli ou encore Etienne Siry et Robert Lageat dont il intégra à un moment de sa carrière leur fédération La Fédération Française de Catch Professionnel où il cotoya les Ange Blanc, Spartacus, Modesto Aledo, Petit Prince, Jacky Corn (3)


Bref, André Drapp fit le métier avec les plus grands noms de l'époque et ses adversaires étaient tout aussi impressionnant à en juger par la liste : Franck Valois, Georges Freymond, Michel Chaisne, Lucky Simunovitch, Bernard Vignal, King Kong Taverne, Gil Voiney, Yves Amor, Claude Montourcy, Eric Husberg, Marcel Manuel, L'homme Masqué, Antonio Morlans, M'Boaba, l'Ange Blanc, Chéri Bibi ... Cette liste est bien évidemment exhaustive dans la mesure où André Drapp effectua plus de 3 000 combats durant toute sa carrière. Son entrée en combat est également resté dans toutes les mémoires. Car d'aucuns a oublié La longue robe cde chambre orné de la Croix de Lorraine. Non pas que Drapp était gaulliste, mais celui ci était lorrain et le revendiquait! La Croix de Lorraine ornait également sur ses bottes. A cela, s'ajoutait un stature très élégante, une coiffure toujours soigné, et un caractère accrocheur sur le ring, ne baissant jamais les bras devant quelconque situation. C'est ainsi qu'il fut surnommé "Le Lion de Lorraine"

André Drapp se produisit également en équipe notamment avec Michel Chaisné, sculptural athlète également, alliant technicité et puissance. Ils eurent à rencontrer des adversaires redoutables tels Les Mercenaires du Ring Fred Magnier et Pierre Rouanet, Frank Valois et Felix Miquet, les "Barbus" Georges Guéret et Yves Amor... Il fit équipe avec également André Bollet, Taverne, Valois, Vignal ... Après 6 années passées à lutter outre atlantique, André Drapp fut à son retour en France en 1956 toujours aussi populaire, si ce n'est plus. Il revenait d'Amérique après s'y être imposé, là où beaucoup avait échoué Il montra ainsi la voie à suivre à d'autres catcheurs Français qui connurent l'honneur du Madison Square Garden de New York tels Gil Voiney ou Gilbert Cesca. Il continua de lutter aux quatre coins de la France et d'Europe, et dans les plus grandes salles parisiennes: Cirque d'Hiver, Wagram, Mutualité, Palais des Sports, et l'Elysée Montmartre.

Au fil des années, André Drapp devint "le doyen des rings" et combattit jusqu'en 1972, date à laquelle "un grave accident de voiture l’oblige à raccrocher pour toujours. "Cet accident, confie André, m’a fait prendre conscience qu’il était grand temps de m’arrêter, la souplesse et l’agilité n’étant plus les mêmes qu’à 25 ans" (3)



Une Carrière de Lutteur Internationale.


Très vite, au même titre que sa carrière de culturiste, la lutte professionnelle l'emmena aux quatre coins du monde. André Drapp fut à l'affiche dans de très nombreux pays d'Europe: Tout d'abord en Grande Bretagne ou il rencontra entre autres Dai Sullivan ou Josef Zaranoff. Il participa également à de nombreux tournois en Suisse en Autriche et surtout en Allemagne (photo) ou il rencontra entres autres Achim Chall et Hermann Iffland

L'Italie et l'Espagne fut également des destinations européennes où il combattit. C'est ainsi que lors d'une réunion espagnole, il fut repéré par des promoteurs américains. D'autres destinations plus particulières eurent été à son programme. Ainsi il prit pied pendant quelques temps dans la Principauté de Monaco. Le Prince Rainier III, amateur de lutte professionnelle lui avait personnellement demandé d'être à l'affiche d'une réunion de catch proposé lors de son accession au trône en 1949.

Des destinations plus lointaines furent également à l'ordre du jour puisqu'il fut de l'aventure lors de présences de catcheurs Français dans les pays du Magrheb et lutta également en Océanie sur les ring d'Australie, notamment à Sidney et Melbourne, et de Nouvelle Zélande. Ainsi en Australie en 1958 en association avec un lutteur nommé Ray Urbano, il y rencontra Cow Boy Jack Bence et Big Chief Little Wolf, deux catcheurs américains qui se sont déjà produit en France.

Le rêve américain

La Culture Physique était très populaire aux Etats Unis et au Canada. Derrière les exploits de Reeves, beaucoup avait pu remarquer le petit "frenchie" Andre Drapp au même titre qu'un autre culturiste français de renom, Robert Duranton, qui catcha également en Amérique avec succès. Son arrivée au Canada fut ainsi très médiatique. N'avait il eu à peine le temps d'être présenter, qu'une foule de fan l'attendaient impatiente d'obtenir de lui un autographe (photo) Dans la foulée, les meilleurs lutteurs canadiens lui furent opposés. Outre des noms qui ont été célèbres en France comme Yvon Robert, l'américain Franck Sexton qu'il rencontra a Montréal, Franck Valois, Felix Miquet, il affronta également Killer Kowalski.

A son retour en France en 1956, il était écrit: "André Drapp partit en Amérique il y a six ans, après avoir été champion de France et Monsieur Univers au concours du plus bel athlète. C'est un garçon extrêmement sérieux qui suit un entraînement régulier et sévère. Il n'a pas tardé à êttre l'idole du public américain
"Pesant à l'époque 90kg - poids relativement faible - il a rencontré des champions beaucoup plus lourds que lui. Sollicité à maintes reprises d'adopter la nationalité américaine, André Drapp, lorrain de naissance, est resté fidèle à sa nationalité. Né à Lunéville il y a 34 ans, il pèse 100 kg sans un atome de graisse. Lutteur des plus spectaculaires connu dans toutes les Amériques, il a remporté le titre de Monsieur WRESTLING TELEVISION, titre élogieux aux Etats Unis où il y a 2 ou 3 émissions de catch par jour! Drapp a disputé depuis ses débuts 1 226 combats: Il est champion du Texas, d'Oklaoma, d'Arizona, de New Mexico, de l'Ohio, de Floride et d'Oregon. Il a été champion du monde mi lourds, a rencontré et battu le fameux Georgeous Georges. Il compte un match nul avec la légende Lou Thez, reconnu champion du monde dans plusieurs états d'Amérique."

Cet extrait d'article est éloquent et aparle de lui même: André Drapp fut une grande figure du catch internationalement connu et reconnu même là ou le Catch est roi: l'Amérique. Outre Georgeous George et Lou Thez, il rencontra un nom qui est resté légendaire pour les américains, le "Nature Boy" Buddy Rogers. Parmi ses autres adversaires canadiens et américains, nous pouvons citer Pancho Valentino, Angelo Cistaldo, Killer Karl Davis, Fred Blassie, Roy Shire, Art Nelson, Edouardo Perez, Whitey Whittier, Tokyo Joe, Carlos Rodriguez, Dizzy Davis, Jerry Graham, Bill Olivos, Ace Freeman, Nick Kozak...

Andre Drapp vit sa carrière américaine couronnée par un titre par équipe dans l'une des plus grandes fédérations américaines la NWA en association avec Red Bastien. Un titre qui venait s'ajouter à ceux de Champion de France, d'Europe et du monde qu'il avait pu remporter tout au long de sa carrière
L'aventure américain d'André Drapp l'immisça dans un univers nouveau. Dans un pays ou les catcheurs étaient pour certains aussi adulés que les plus grandes stars de cinéma, il rencontra et fréquenta alors de nombreuses célébrités, eut l'honneur des plateaux télévisés, et de très nombreux articles à son égard dans la presse et les revues généralistes.



Retour et reconversion.


Suite à son accident survenu en 1972, Andre Drapp stoppa sa carrière de lutteur, une carrière très riche, comme en témoigne presque 30 années de carrière qui l'ont vut traverser le monde entier. La suite de sa carrière, Louis Bernard la rapporte ainsi dans son article (5): "Remis sur pied, il envisage de créer une salle de musculation et de remise en forme à Vandoeuvre, sur un terrain appartenant à son frère. Ce sera l’Elysée-Club, implanté rue Georges Bizet. La salle ouvre ses portes en 1970. Il reprend son rôle de professeur de culture physique jusqu’en 1990 où il décide de s’octroyer une retraite amplement méritée. Il cède alors son centre. Résidant à proximité, il continue à le fréquenter chaque matin pour y entretenir sa forme. Aujourd’hui "simple" citoyen de Vandoeuvre, André confie : "au cours de ma carrière sportive, j’ai parcouru le monde entier ; mon appartement, c’était deux valises. J’ai effectué plus de 3000 combats. Je n’ai donc pas eu une vie facile, mais elle a été très intéressante".

Les années passèrent et André Drapp coula de paisibles jours de retraite. à l'âge de 88ans, le 13 novembre 2008 dernier, André Drapp nous a quitté en laissant de lui le souvenir d'un athlète sportif extraordinaire.
______________
(1): http://www.malephysiquevintage.com/newpage3.html

(2): Source: Jean Claude Marguet, tiré de l'Union édition de Reims.



(3): Bob Harvest, Le Catch cet inconnu

(4):http://www.pplvandoeuvre.net/article.php3?id_article=105


(5): idem 4

Pour les sources photographiques: Remerciements à Gilles de LutteWrestling, de Mr Benaïm, grand amateur de culture physique, de Steffy Scholtz, ancienne lutteuse professionnelle et Monsieur Rudiger.

samedi 10 janvier 2009

Pierre Bernaert

En provenance du plat pays, La Belgique, Pierre Bernaert était la parfaite illustration de l'athlète accompli. Beau gabarit, très athlétique, Pierre Bernaert catcha notamment au sein de la Fédération Française des Lutteurs Indépendants de Roger Delaporte avce entre autre Gaby Caldéron, Robert Duranton, Eddie Wiecz, Warnia de Zazersky, Robert Gastel, Vassilios Mantopoulos, Karl von Kramer, Mic Charré... Dôté d'un fort tempérament sur le ring, on pouvait lire de lui: " Pierre Bernaert, grande vedette de la télévision (surtout depuis son apparition dans la célèbre émission INTERVILLES), est renommé pour ses accès de colère, il oublie souvent les règles essentielles de la lutte et du catch...(1)"
Quoiqu'il en soit, le Matelot d'Ostende était comme il l'était d'ailleurs si souvent présenté un terrible battant et ne reculait devant aucun de ses adversaires qui fut entre autres Gilbert Cesca, Monsieur Montréal, Serge Francille, Dan Aubriot, Antonio Morlans, Lino Di Santo, Jo Labat, Jack Rouxel, Vassilios Mantopoulos, Jean Claude Trijo, Warnia de Zazerski, Jean Corne, René Cabellec...

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(1) http://tzundel.chez.com/cadec/foire/1967/1967.htm

José Tarrès

Autre grand catcheur hispanique qui s'est illustré durant ces années glorieuses de la lutte professionnelle français: le célèbre José Tarrès.
de son vrai nom Jose Roses Ibañez comptait avce Victor Ochoa, Felix Lamban, Victor Castilla, parmi les meilleurs représentants du catch ibérique dans les années 1950. Il jouissait alors d'une très grande popularité. de Madrid à Valence en passant par Séville et Barcelone, José Tarrès attirait les foules, pour preuve les quelques 22 000 personnes présentes en 1948 lors d'un combat à Barcelone contre Freymond pour la défense de son titre européen acquis contre Jack Dale (1).
Mais ce fut sous une toute autre appellation que José Tarrés est resté dans la postérité de la lutte: la cabeza de hierro, autrement dit "la tête de fer". En effet, José Tarrès avec pour réputation d'asséner à ses adversaire des coups de tête surpuissants. Il est arrivé des saignements à la suite de ces coups de tête chez certains de ses adversaires!
Il eut a rencontrer de très bons catcheurs en France qui durent ainsi faire face à ce très puissant lutteur parmi lesquels Warnia de Zazerski, Jean Bout, Nicolai Ziguilinoff, Yves Amor, Claude Montourcy, Gilbert Leduc...
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Joaquim La Barba, Pancho Zapatta, Abdul Khan

S'il est un pays ou le catch est bien une religion, il s'agit bien du Mexique notamment lorsque la catégorie en question est celles des "petits poids". Résonnant au doux nom de "Lucha Libre", le catch mexicain était reconnu pour deux choses: Ces fameux catcheurs masqués et la lutte spectaculaire qui y était pratiquée faite de voltiges et d'envolées aussi esthétique qu'efficace.
Et le Catch mexicain eut un représentant, et quel représentant! Joachim La Barba ne tarda pas en effet à se faire un nom et vit sa notoriété grandissante au fils de ses prestations sur les rings. Elysée Montmartre ou Cirque d'Hiver, il enchanta le public par sa souplesse et sa vivacité
Les noms de ces adversaires en France parlent d'eux même. Il affronta dans les catégories des mi moyens et moyens Jo Bernardo, Ami Sola, Henri Fecci, Jacques Verrier, Abd el Kabache, Jean Lazaretti, René Bouchoucha, Yves Suski, Jean Wanès, Roger Gaillot, Robert le Boulch, Robert Charron mais aussi Gilbert Leduc et René Ben Chemoul.

Joaquim La Barba lutta également sous le nom de Pancho Zapatta, un nom qui sonne évidemment mexicain faisant référence aux célèbres révolutionnaires mexicains Pancho Villa et Zapata. Il se produisit sous ce nom aussi bien en France qu'en Grande Bretagne où il eut à affronter entre autres George Kidd, Jeff Kaye, Jacky Pallo...
Enfin, Il incarna un dernier lutteur plus éloigné de la contrée mexicaine en ayant été Abdul Khan, présenté comme venant de Mongolie et experts en arts martiaux et plus précisément en Karaté.


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Remerciement à Monsieur Sanniez pour les informations concernant Joaquim La Barba

Bernard Caclard

Après avoir fait ses premières armes en lutte, Bernard Caclard débuta dans l'univers de la lutte professionnelle en rencontrant celui qui allait devenir son partenaire en match à 4 et ami, Albert Sanniez avec qui il suivit un entraînement de 4 heures par jour très dur en côtoyant les poids lourds. En 1963, arrivés au terme de leur préparation, ils furent présentés à Henri Fecci qui les arbitra lors de leur premier match professionnel, un match à 4 entre Albert Sanniez associé à Francis Sullivan contre Bernard Caclard avec Tony Martinot (1).

S'ensuivit alors une grande sollicitation à travers la France notamment à Paris où il foula les planches des rings de l'Elysée Montmartre.
Souple et rapide, il présentait également des qualités physiques qui lui permettait d'être très endurant lors d'âpres affrontements que ce soit seul ou par équipe.
A l'instar des Moïse Besch, Daniel Noced, Francis Louis, Tony Martinot, Le Petit Prince, Robert Ricetti, ou encore Albert Sanniez, Bernard Caclard fut l'un des tous meilleurs poids légers d'alors sur les rings de France durant les années 1960 et 1970.

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(1): référence: http://nostalgie-catch.blogspot.com/2008/07/albert-sanniez.html